Hôtel du Plessis-Bellière (Charenton-le-Pont)
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Hôtel Chamillart
| Type | |
|---|---|
| Destination initiale |
Hôtel particulier |
| Destination actuelle |
Détruit en 1937 |
| Commanditaire | |
| Propriétaire | |
| Patrimonialité |
Recensé à l'inventaire général |
| État de conservation |
démoli ou détruit |
| Pays |
France |
|---|---|
| Commune | |
| Adresse |
37 rue de Paris |
| Coordonnées |
|---|
L'hôtel du Plessis-Bellière est un ancien hôtel particulier à Charenton détruit en 1937 qui était situé au numéro 37 de la rue de Paris à l’emplacement de l’actuelle place de Valois à Charenton-le-Pont, en France[1].
Charenton, une occupation ancienne
Le village de Charenton, certes petit, est pourtant d'une importance stratégique puisqu'il est situé au niveau du pont de Charenton, qui permet de relier Paris avec le sud de la France. Et surtout, le site est à la confluence de la Seine et de la Marne, bénéficiant d'une vue au lointain, sans doute la plus impressionnante de toute l'Ile-de-France, eu égard à la plaine d'Alfortville, et aux coteaux situés dans le fond.
1655-1722 : l'hôtel du Plessis-Bellière à Charenton
En , Suzanne du Plessis-Bellière acquiert pour 11,000 livres sa résidence à Charenton[2], l'hôtel du Plessis-Bellière, qu'elle va ensuite embellir[3]. Elle avait alors 38 ans. Cette propriété était voisine de celle de Saint-Mandé appartenant à Nicolas Fouquet, Surintendant des Finances de Louis XIV, qu'il a acquise en 1654. Dans ces années 1655-1661, la marquise résidera la plupart du temps à Charenton, ainsi qu'à Saint-Mandé chez Fouquet. Elle demande à Charles Le Brun de peindre les décors de son hôtel de Charenton, ce qu'il réalise les mêmes années que les décors du château de Vaux-le-Vicomte.
La marquise du Plessis-Bellière y reçoit à plusieurs reprises Madame de Sévigné[4]. L'hôtel avait exactement la même taille, et sans doute le même plan, que l'hôtel de Lamballe à Passy (Paris, 16e), qui disposait également d'une belle vue sur la Seine.
En 1680, la marquise vend son hôtel du Plessis-Bellière de Charenton à sa fille et son gendre, le maréchal de Créquy. Agée, elle résida alors plutôt au sein de l'hôtel de Créquy, en plein Paris, entre le Louvre et les Tuileries, près de l'hôtel de Rambouillet et l'hôtel de Longueville. Elle meurt à Paris en 1705.
Sa fille Catherine conserve l'hôtel du Plessis-Bellière de Charenton. La maréchale de Créquy meurt en 1713. L'hôtel passe alors à Louis de Rougé du Plessis-Bellière, son petit neveu.
1722-1789 : L'hôtel Chamillart jusqu'à la Révolution
L'arrière-petit-fils de la marquise du Plessis-Bellière, Louis de Rougé du Plessis-Bellière, vend l'hôtel en 1722 à Madame Chamillart. Dès le , une estimation par Jean-Baptiste Loir est faite de la maison de Charenton, revenue par héritage à Louis de Rougé, chevalier marquis de Plessis-Bellière[5]. La famille Charmillart conserve jusqu’à la Révolution l'hôtel également connu sous le nom d'hôtel Chamillart[6].
XIXe siècle : Les intérieurs restructurés en locations

Des ajouts au bâtiments sont réalisés côté cour, et il semble que l'ensemble de la cour soit alors recomposée, ainsi qu'on le constate sur une photographie du tout début du XXe siècle, datée semble-til vers 1907. Une petite tour octogone est alors édifiée au centre de la nouvelle cour, construction qui n'est pas visible sur les plans des XVIIe et XVIIIe, et invisible également sur le plan cadastral vers 1812, mais qui a été ajoutée sans doute juste après au cours du XIXe siècle. L'intérieur de l'hôtel a dû être à cette occasion totalement remanié et divisé en appartements destinés à la location.
1937 : Expropriation de l'hôtel pour le prolongement du métro et destruction

L'hôtel est exproprié en 1937 avec les maisons voisines en 1937 pour le prolongement de la ligne de métro qui ne sera réalisé qu'en 1970. Il semble être détruit en 1937 après l'expropriation.
Le square Jean-Mermoz est aménagé à l’emplacement des jardins et la place de Valois est ensuite créée avec les immeubles qui la bordent en 1980 ce qui réduit la surface du square en contrebas[7].
Durant la seconde moitié du XXe siècle, deux grands immeubles à usage d'habitation type HLM sont construits sur la parcelle. La vue sur la campagne est complètement anihilée par la densité de l'urbanisme.








