Fort de sa formation religieuse, Ibnou Zakri devient un clerc musulman et officie notamment comme mufti de la grande mosquée d’Alger et imam de la mosquée de Sidi Abderrahmane dans la casbah d’Alger[2]. Il s’oppose à la révolution kabyle de 1871 qu’il ne considère pas comme légitime[2].
En 1903, il publie une épître intitulée Awḍaḥ al-dalā’il ‘al ujūb iṣlāḥ al-zawāya bi-bilād al-Qabā’il (Les plus clairs arguments qui prouvent la nécessité de réformer les zāwiyas kabyles)[3]. A travers cet ouvrage, il appelle à la modernisation de l’enseignement dans les zaouïas en Algérie. Cette pensée s’inscrit dans un contexte d’encadrement strict de l’islam par les autorités coloniales françaises[2].
Sa pensée est précurseur du mouvement réformiste algérien, symbolisé notamment par Ibn Badis et l’association des oulémas algériens fondée en 1931[4].