En 1958, Mbombo Njoya officie en qualité d'Attaché au Cabinet du Haut-commissaire de la République française au Cameroun, ce jusqu'à l'indépendance du pays en 1960[2]. De 1960 à 1962, il occupera tour à tour les fonctions de Chef de Cabinet du Secrétaire d’État à la présidence de la République chargé de l’Information, Chef de Cabinet du ministre des Forces Armées, et enfin directeur de Cabinet du ministre des Forces armées. Par la suite, il est nommé Commissaire Général à la Jeunesse, aux Sports et à l’Éducation populaire.
Trois ans plus tard, le précisément, il fera son entrée au Gouvernement en qualité de ministre adjoint de l’Éducation, de la Jeunesse et de la Culture. Cinq ans plus tard, il sera nommé ambassadeur du Cameroun en Guinée Équatoriale, le , puis ambassadeur du Cameroun en Égypte jusqu'en 1981, avec comme premier secrétaire René Sadi[2].
Le , il est nommé vice-ministre des Affaires étrangères par le président Ahmadou Ahidjo. 34 jours plus tard, le , il devient ministre de la Jeunesse et des Sports[3]. Commence alors une carrière ministérielle ininterrompue, qui le portera, sous la présidence de Paul Biya, aux fonctions de ministre de l’Information et de la Culture du au , ministre de l’Administration Territoriale du au , de nouveau ministre de la Jeunesse et des Sports dès le et enfin ministre délégué à la présidence chargé des Relations avec les Assemblées à partir du [4].
Par ailleurs, il est également président du conseil d'administration de la CRTV du au [3].
Carrière politique
Membre du comité central et du bureau politique de l’UNC à partir de , Ibrahim Mbombo Njoya devient également membre du comité central et du bureau politique du RDPC, lors de sa création en 1985. Il est par ailleurs chef de la délégation du comité central du RDPC pour la région de l'ouest.
En 2013, il siège au Sénat camerounais[2].
Roi des Bamouns
Le , il est intronisé sultan, roi des Bamouns[3]. Il démissionne du gouvernement pour se consacrer à ses nouvelles fonctions traditionnelles[5].
Mort
En , Ibrahim Mbombo Njoya, est en attente d’évacuation sanitaire en Europe pour atteinte sévère de Covid-19[2]. Il meurt dans la nuit du 26 au à l'hôpital américain de Paris[2].
Amadou Fompéhou, Ebénézer Njoh-Mouellé, Karim N. Mopa, Thierry Michalon, Ibrahim Mbombo Njoya: 20 ans de dynastie. La double décennie d'un roi énigmatiqUe, Ifrikiya, Yaoundé, 2012, 144 p. (ISBN9789956473755)
Bachir Ndam, De Njoya Ibrahim à Mbombo Njoya Ibrahim: histoires & incompréhensions d'une dynastie qui survit, Édilivre, Saint-Denis, 2014, 226 p. (ISBN9782332667618)