Ieva Jokubaviciute naît dans une famille lituanienne où la pratique instrumentale en amateur est généralisée, et qui chante couramment à quatre voix. Le désir de devenir musicienne professionnelle lui vient petit à petit[1]. Elle arrive aux États-Unis, plus précisément à Philadelphie, en 1996[2].
Elle joue également en Europe, notamment au festival de La Loingtaine à Montigny-sur-Loing[6].
Répertoire
Ieva Jokubaviciute est particulièrement connue pour ses interprétations de l'œuvre d'Alban Berg, et dans une moindre mesure pour celle de Giacinto Scelsi[1]. De manière générale, son répertoire préférentiel est celui des débuts de la musique contemporaine, avec également les œuvres de Claude Debussy, de Leoš Janáček ou d'Alexandre Scriabine
Louant son jeu lors d'un concert commun avec Midori Gotō, le Washington Post déclare que «Jokubaviciute aborde le piano avec une précision attentive — chaque note, qu'elle soit jouée ou non, est placée dans la résonance de l'instrument pour une clarté maximale — combinée à une intelligence provocante et fébrile»[9]. Le New York Times estime pour sa part qu'elle «est une artiste à la technique imposante, au tempérament raffiné et à la perspicacité convaincante». Son interprétation de la Sonate pour piano de Berg«est souple, musclée et transparente, créant un sentiment de spontanéité et de jeu». Dans Quatre Chansons, également d'Alban Berg, «elle accompagne avec sensibilité Marjorie Elinor Dix»[10].