Ignace de Cazeneuve
personnalité politique française
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Ignace de Cazeneuve, né le à Gap (généralité de Grenoble, actuel département des Hautes-Alpes), mort le dans la même ville[1], est un ecclésiastique et un homme politique de la Révolution française.
| Ignace de Cazeneuve | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Naissance | Gap |
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| Décès | (à 59 ans) Gap, France |
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| Abbé de l'Église catholique | ||||||||
| Évêque constitutionnel des Hautes-Alpes | ||||||||
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Biographie
Ignace de Cazeneuve est issu d'une ancienne famille noble consulaire de Gap, originaire d'Italie[2].
Carrières
Carrière religieuse
L'archevêque d'Embrun Pierre-Louis de Leyssin s'oppose à la Constitution civile du clergé décidée par le décret du et refuse de prêter le serment. Ignace de Cazeneuve chanoine de la Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Arnoux de Gap est nommé évêque constitutionnel du diocèse des Hautes-Alpes en mars 1791 et sacré à Paris le . Pierre-Louis de Leyssin, chassé d'Embrun le même mois, se réfugie dans les États sardes et l'excommunie. Jacques-Joseph Rous de la Mazelière, vicaire-général de l'ex-archevêque dirige de facto le diocèse, face à l'intrus jusqu'à sa déportation. Ignace de Cazeneuve se démet et il est remplacé par André Garnier sacré le à Aix. Après la signature du Concordat Ignace de Cazeneuve se rétracte de son serment et meurt en 1806, réconcilié avec l'Église catholique.
Carrière politique
La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En , Ignace de Cazeneuve est élu député du département des Hautes-Alpes, le cinquième et dernier, à la Convention nationale[3].
Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote « la détention, et le bannissement à la paix » et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine[4]. Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[5]. Le , celui-ci le dénonce, dans son journal, comme membre de la « faction des hommes d’État »[6]. Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[7].
Le , au terme du rapport de Jean-Pierre-André Amar (député de l'Isère), Ignace de Cazeneuve est décrété d'arrestation pour avoir signé la protestation contre les journées du 31 mai et du 2 juin 1793[8]. Dans une lettre adressée à ses commettants et cosignée par ses collègues Pierre Barrety, Hyacinthe-Marcelin Borel et Jean-Joseph Serre, il condamne à nouveau les évènements du et du [9]. Lui et les autres protestataires sont libérés et réintégrés à la Convention le 18 frimaire an III (le ).
Sous le Directoire, Ignace de Cazeneuve est réélu député et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an V (le )[10].