Immigrationnisme
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Le terme immigrationnisme est un néologisme péjoratif apparu dans les années 1980-1990, utilisé principalement dans le discours politique de l'extrême droite française pour désigner une prétendue idéologie favorable à l'immigration.
L'immigrationnisme est un néologisme péjoratif utilisé principalement dans le discours d'extrême droite français pour désigner une prétendue idéologie favorable à l'immigration[1].
Historique de l'usage du terme
Le terme trouve ses origines dans les milieux d'extrême droite français des années 1980-1990, notamment utilisé par Jean-Marie Le Pen, Jean-Yves Le Gallou et Guillaume Faye[2],[3]. Dès 1993, il est également utilisé par l'écologiste australien Mark O'Connor (en) et le sociologue français Paul Yonnet[3].
Le politologue et philosophe Pierre-André Taguieff propose en 2006 dans une tribune parue dans Le Figaro intitulée « L'immigrationnisme, ou la dernière utopie des bien-pensants », une définition du concept comme « la thèse selon laquelle l'immigration serait un phénomène à la fois inéluctable et positif »[2],[4],[5]. Selon lui, cette vision repose sur « une utopie messianique » d'unification de l'humanité[5],[6] et considère l'immigration comme « un processeur salvateur » pour les populations européennes vieillissantes[6]. Taguieff estime lui-même que ce qu'il qualifie d'immigrationnisme serait un dogme fermant le débat à propos de l'immigration en moralisant toute critique[3].
Ce néologisme fait ensuite l'objet d'une utilisation notable par Marine Le Pen dès 2010[4] puis lors des campagnes présidentielles de 2012 et 2017 pour qualifier ses adversaires[1],[4]. L'usage du terme se développe considérablement sur Internet, via les blogs et sites identitaires ainsi que les réseaux sociaux[2],[4].
En 2024, il est repris par le président Emmanuel Macron pour qualifier le programme du Nouveau Front populaire[2],[3].