L’«impasse du Pétrole» suit en partie le tracé d’un ancien chemin rural du quartier des Crottes, la «traverse Riquier»[1].
Elle doit son nom à une fabrique de pétrole lampant créée en rue de Lyon (alors route impériale n°8 de Paris à Toulon) et reprise dès par la Compagnie générale des pétroles pour l’éclairage et l’industrie (CGP) fondée par un groupe d’hommes d'affaires marseillais. Cette compagnie connaît à partir des années 1880 et dans la première partie du XXesiècle un important développement avant d'être absorbée en par la Standard française des pétroles, future société Esso France[2],dont le terrain va s’étendre jusqu’au chemin de la Madrague-ville, et dont les réservoirs sont alimentés en pétrole via un système de tuyaux depuis les navires déchargées sur port au bassin des Pétroles[3],[4]. Dans les années 1980 le «terrain Esso» est subdivisé en plusieurs zones d’activité[5] puis intégré dans le projet de renouvellement urbain de l’établissement public d'aménagement Euroméditerranée.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
L’impasse du Pétrole est l’unique voie publique située dans le secteur délimité par la rue de Lyon, le boulevard du Capitaine-Gèze, la rue André Allar et le chemin de la Madrague-Ville, lieu du futur quartier des Fabriques[6] programmé Euroméditerranée . Elle dessert d’anciens bâtiments industriels mis temporairement à disposition d'associations et d'entreprises lauréates d’un « appel à manifestation d'intérêt » lancé par Euroméditerranée[7]. Notamment :
La Réserve des arts, qui récupère des matériaux destinés à être réemployés par des structures culturelles et artistiques, et mène une action de sensibilisation aux enjeux de gestion des déchets, aux notions d’éco-conception et d’économie circulaire.
Le jardin d’expérimentation des Fabriques occupe à titre transitoire un terrain le long de l’impasse du Pétrole. Il permet d’étudier les conditions de désimperméabilisation et de refertilisation de sols affectés par un siècle et demi de pollution industrielle, ainsi que les associations végétales adaptées aux futurs espaces publics du secteur, avec l’ambition de préfigurer la ville méditerranéenne durable[8],[9].
Le Bateau sans pétrole est une fresque monumentale réalisée en sur façade de la Réserve des arts par l’artiste PomPom et des jeunes en insertion, à la suite d’un « appel à Manifestation d’Intérêt » lancé par le Musée des arts urbains à Marseille. Il fait partie d’un parcours de street-art qui se déploie dans les quartiers de l’arrière-port de Marseille[10].
↑ Voir situation du dépôt (Bulk Plant) de la CGP et du bassin des pétroles, p. 102 d'un rapport réalisé en 1944 par l’Armée américaine: (en) The Enemy Oil Committee, «Petroleum facilities of France, part_2», sur cgsc.contentdm.oclc.org, (consulté le ).
↑ Adrien Blès, Dictionnaire historique des rues de Marseille: Nouvelle édition, corrigée et augmentée de 400 noms de voies nouvelles, Éditions Jeanne Laffitte, (ISBN9782862765259), p.277