Indexation des salaires en France

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L'indexation des salaires en France, aussi appelée l'échelle mobile des salaires, est une politique économique menée en France et qui permettait d'assurer une évolution des salaires parallèle à celle de l'inflation. Si elle a été mise en œuvre à différentes périodes du XXe siècle, elle est abandonnée à partir des années 1980 du fait de ses effets pervers (boucle salaires-prix). La proposition de réindexer les salaires sur l'inflation a refait surface dans le débat public français à l'issue de la période d'inflation de 2021-2023.

L'indexation des salaires est une politique qui a été mise en œuvre, en France comme à l'étranger, dans l'objectif de préserver le pouvoir d'achat des individus face à une hausse brutale du niveau des prix (inflation). Ce mécanisme peut passer par des dispositions légales ou réglementaires, et s'appliquer à des employés du secteur privé comme à des fonctionnaires. La loi peut chercher à laisser aux partenaires sociaux une liberté de fixation d'un tel mécanisme. Il y a ainsi près de 40 mécanismes incitatifs d'échelle mobile des salaires en France en 1951[1]. La loi de 1952 sur l'indexation automatique des salaires concerne le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), elle est définitivement voté en avec un seuil de déclenchement automatique dès que l'inflation dépasse 5%[2].

Cette politique a été mise en place en France notamment pendant ou après des épisodes d'inflation forte ou de dépréciation de la monnaie (qui conduit à une baisse du pouvoir d'achat en ce qui concerne l'achat de biens et services libellés dans une devise étrangère). La puissance et l'influence des syndicats de travailleurs français ont pu également jouer un rôle dans la mise en place de telles politiques[1].

Histoire

Notes et références

Voir aussi

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