Ingo Kolboom

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Nationalité
Formation
universités de la Sarre, Paris-I (Sorbonne), de Berlin-Ouest, université libre de Berlin, université technique de Dresde
Activité
études françaises et francophones
Ingo Kolboom
Ingo Kolboom (à gauche) lors de l'honorification de l'écrivain Manfred Flügge à Dresde
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
universités de la Sarre, Paris-I (Sorbonne), de Berlin-Ouest, université libre de Berlin, université technique de Dresde
Activité
études françaises et francophones
Autres informations
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Distinctions

Ingo Kolboom, né le à Hohenaspe[1], dans le nord de l'Allemagne[2], est un politologue, historien et romaniste allemand. Il était entre autres professeur d'études françaises et francophones à l'université technique de Dresde.

Ingo Kolboom naît d'une famille de théologiens saxonne ; sa mère est originaire de Dresde, son grand-père était pasteur à l'église Saint-Michel de Dresde-Bühlau. Jeune, Kolboom s'intéresse à l'histoire et à la politique, puis commence à développer un intérêt pour la France. En 1966, il effectue son service militaire à la Bundeswehr mais est congédié en 1968[1], alors qu'il était officier de réserve.

De 1968 à 1975, Kolboom étudie la romanistique, l'Histoire, les sciences politiques et la germanistique à l'université de la Sarre, à l'université Paris 1 (Panthéon-Sorbonne), à l'université technique de Berlin et à l'université libre de Berlin[1],[2]. Il obtient ainsi une licence de lettres à la Sorbonne.

De 1975 à 1981, Kolboom travaille en tant qu'assistant-chercheur en romanistique à l'université technique de Berlin ainsi qu'en tant que professeur de sciences politiques à l'université de Berlin et à l'université de Hambourg jusqu'en 1984[1]. Entre 1982 et 1994, il est directeur de recherches et dirigeant de l'Institut des relations franco-allemandes à la Société allemande de politiques étrangères (de) à Bonn[1],[2], où il est également coordinateur du Groupe permanent des relations franco-allemandes de 1984 à 1994. Durant un trimestre de 1992–93, il est professeur invité d'Histoire franco-allemande et d'études allemandes à l'université de Montréal, au Québec.

De 1994 au , Kolboom est professeur d'études françaises et francophones à l'université technique de Dresde[2], où il est également assistant du directeur du Centre interdisciplinaire de recherches franco-canadiennes et franco-américaines de Québec - Saxe (CIFRAQS)[2]. Il est également doyen de la faculté de langues et de littérature entre 1994 et 1997 ainsi que directeur de gestion de l'Institut de romanistique de l'université technique de Dresde de 1995 à 1997 puis de 2001 à 2003. Il est membre du conseil de l'université technique à partir de 1997. Depuis 1999, il est associé au département d'Histoire de l'université de Montréal[1].

Kolboom a rédigé des essais sur l'Histoire contemporaine et sociale, la politique et la culture de la France, les relations franco-allemandes, la politique de sécurité européenne, les politiques québécoise et canadienne, ainsi que sur l'Histoire, la culture et la littérature internationale francophone.

Kolboom vit à Dresde et est marié.

Autres fonctions

Depuis 1995, Ingo Kolboom est membre du Conseil de culture franco-allemande, créé en 1988 et comprenant dix représentants allemands et dix représentants français. Au sein de ce conseil, il a accepté les intérêts des nouveaux Länder et s'est engagé à répandre l'enseignement du français dans les nouveaux territoires. Il organise ensuite une campagne et milite pour une meilleure diffusion de la chaîne française TV5MONDE sur le réseau d'Allemagne de l'Est.

Kolboom s'est aussi engagé dans d'autres institutions :

  • Depuis 1985 : comité directeur du Comité d'étude des relations franco-allemandes (CERFA) à l'Institut français des relations internationales (IFRI) de Paris
  • Depuis 1992 : membre du Conseil scientifique de l'Association franco-allemande de science et de technologie (AFAST)
  • De 1994 à 2005 : membre de la Société allemande de relations étrangères.
  • Depuis 1994 : membre du comité de patronage de la Fondatuon Károlyi (Budapest/Paris)
  • Depuis 1994 : membre du curatorium du Comité de promotion du traité de paix franco-allemand
  • De 1996 à 2000 : membre du Cours d'école supérieure franco-allemand de Mayence
  • Depuis 1995 : membre de la Académie des sciences de New York[1]
  • Depuis 1998 : membre du Comité scientifique international de recherches sociographiques de l'université de Laval, au Québec
  • Depuis 1998 : membre d'administration de l'Association internationale des études québécoises (AIEQ)
  • De 1999 à 2004 : président de l'Association internationale des études québécoises (AIEQ)[2]
  • Depuis 1998 : membre du conseil scientifique du Forum franco-allemand
  • Depuis 1999 : membre du conseil scientifique de la Fédération des maisons franco-allemandes de France
  • Depuis 2001 : membre du conseil scientifique international de Globe. Revue internationale d'études québécoises
  • Depuis 2001 : membre du conseil scientifique de la conférence internationale « Francophonie en Amérique ».
  • Depuis 2005 : participation à la commission de bourses d'études de la fondation Alfred Toepfer F.V.S. (participation aux sélections et aux oraux de présentation)
  • Depuis  : président de la Société saxo-bretonne.

Prix et distinctions

  • 1988 : Prix Strasbourg de la contribution à l'entente franco-allemande (décerne par la Fondation Alfred Toepfer et l'université de Strasbourg pour son livre La Revanche des Patrons)[1].
  • 1990 : Prix France-Allemagne (pour le mérite scientifique et culturel sur les relations franco-allemandes)[1]
  • 1992 : Chevalier de l'Ordre national du Mérite
  • 1995 : Prix franco-allemand du journalisme, Printmedien (décerné par l'Association des journalistes allemands)[1]
  • 2000 : Prix franco-allemand du (pour le mérite scientifique et culturel sur les relations franco-allemandes)[1]
  • 2004 : Doctorat honoris causa de l'université du Québec à Montréal (pour ses recherches sur le Québec)[2]
  • 2004 : Officier des Palmes académiques (décerné par le Ministre français de l'Éducation nationale, de la recherche et de la technologie pour son mérite dans les universités, l'éducation et la science)[1]
  • 2005 : Chevalier de l'Ordre national du Québec (Kolboom est le premier scientifique allemand à recevoir cette récompense, qui lui a été attribuée par le Ministre Jean Charest pour son mérite exceptionnel sur la culture du Québec, ses études québécoises et francophones)[1]
  • 2010 : Ordre des francophones d'Amérique[3]
  •  : Officier de l'Ordre national du Mérite[4]
  • 2012 : 1re classe de l'Ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne en raison de son engagement dans les relations franco-allemandes[5].

Ouvrages

Notes et références

Liens externes

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