Inscriptions d'Aïn Nechma
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Inscriptions d'Aïn Nechma | ||
Croquis de Delamare (planche 187) des inscriptions puniques de Guelma | ||
| Type | Sculpture | |
|---|---|---|
| Matériau | Pierre calcaire | |
| Méthode de fabrication | Bas-relief et Technique de taille | |
| Fonction | Vocation funéraire et votive | |
| Période | Ier siècle av. J.-C. | |
| Culture | Civilisation carthaginoise Numidie |
|
| Lieu de découverte | Calama, (Ben Djerrah), Guelma | |
| Coordonnées | 36° 25′ 56″ nord, 7° 22′ 07″ est | |
| Conservation | Musée du Louvre Musée archéologique de Narbonne Musée national Cirta |
|
| Géolocalisation sur la carte : Algérie
| ||
| modifier |
||
Les inscriptions d'Aïn Nechma, également appelées inscriptions de Guelma, sont un ensemble d’inscriptions en langue punique, découvertes pour la première fois en 1837 dans la nécropole d’Aïn Nechma, dans l’actuelle wilaya de Guelma en Algérie (ancienne Calama).
Au début du XXe siècle, on en avait découvert environ quarante. Elles étaient devenues bien connues en épigraphie sémitique en raison de l’emploi unique de certaines tournures et de la forme particulière donnée à certains signes de l’alphabet punico-phénicien[1].
Un certain nombre des inscriptions les plus notables ont été rassemblées dans les Kanaanäische und Aramäische Inschriften (KAI), sous les numéros 166 à 169.
Ces inscriptions sont conservées au Musée du Louvre, au Musée archéologique de Narbonne et dans d’autres institutions muséales.
Le site archéologique d’Aïn Nechma, situé dans la commune de Ben Djerrah, à environ cinq kilomètres au sud-ouest du chef-lieu de la wilaya de Guelma, constitue un véritable témoin du passage de multiples civilisations, parmi lesquelles les Numides et les Phéniciens. D’après les archéologues et les historiens, son occupation remonte entre le IIᵉ et le IIIᵉ siècle av. J.-C.[2].
Entre le Iᵉʳ siècle av. J.-C. et le Iᵉʳ siècle apr. J.-C., le site révèle une transition significative : celle du recours à l’écriture punique, également appelée carthaginoise ou phénico-punique. Ces vestiges épigraphiques livrent de précieuses informations non seulement sur les habitants et leurs systèmes d’écriture, mais aussi sur leurs rites religieux et funéraires[2].
Découverte initiale
Les deux premières inscriptions furent découvertes en 1837 par Jean Guyon[3]. Entre 1843 et 1845, Adolphe Delamare en recueillit un plus grand nombre et les publia en 1850[4]. La plupart des stèles furent envoyées au Musée du Louvre, d’autres déposées dans le jardin public de la ville de Guelma, chez des particuliers, et au musée national Cirta[5].
Les inscriptions de Guelma ont d’abord fait l’objet d’études par des archéologues qu’Auguste Célestin Judas, Heinrich Ewald et Moritz Abraham Levy[6].
Inscriptions
Deux types d'inscriptions sont connus : les inscriptions votives et les inscriptions funéraires. Les inscriptions funéraires, à quelques exceptions près, présentent les formules habituelles des épitaphes néopuniques. Les inscriptions votives, en revanche, contiennent une formule propre aux stèles trouvées à Aïn Nechma, dont l'interprétation soulève des difficultés plus faciles à exposer qu'à résoudre[7].
Les inscriptions recueillies par Adolphe Delamare et conservées au Musée du Louvre sont connues sous les numéros suivants :
- AO 5107 (Delamare 4 [187])
- AO 5108 (Delamare 5 [187]), exposée dans la salle 313 du Louvre[8]
- AO 5109 (Delamare 2 [187], Lidzbarski 7)
- AO 5110 (Delamare 1 [187], Lidzbarski 6)
- AO 5111 (Delamare 7 [187])
- AO 5112 (Delamare 6 [185], Lidzbarski 5)
- AO 5113 (Delamare 3 [187])
- AO 5114 (Delamare 6 [187])
- AO 5290 (Delamare 18 [178]), exposée dans la salle 313 du Louvre[9]
- AO 5291 (Delamare 9 [178])
- AO 5292 (Delamare 21 [178])
- AO 5293 (Delamare 10 [178])
Autres :
- Delamare 9 [185], Lidzbarski 2
- Delamare 7 [185], Lidzbarski 3