Institut Sainte Trinité

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Type
Etablissement scolaire catholique
Architecte
Camille Wenmaekers
Construction
1896-1909
Institut Sainte Trinité
Façade de l'Institut Sainte Trinité, sur l'avenue de la Couronne.
Présentation
Type
Etablissement scolaire catholique
Style
Architecte
Camille Wenmaekers
Construction
1896-1909
Site web
Localisation
Pays
Commune
Adresse
Nos 103-105-107 avenue de la Couronne

L’Institut Sainte Trinité est un établissement scolaire catholique inauguré fin XIXe, début XXe siècle situé aux numéros 103-105 et 107 de l’avenue de la Couronne, à Ixelles, commune de Bruxelles. C’est un ensemble de deux bâtiments de style éclectique d’inspiration néo-renaissance flamande construit par l’architecte Camille Wenmaekers[n 1].

Historique

En 1895, les religieuses Trinitaires d'origine française se voient offrir par la Belgique une parcelle le long de l'avenue de la Couronne fraîchement achevée. L’école est bâtie en deux temps sur une période de treize ans.

Avant de prendre totalement possession du bâtiment le (nos 103-105), les religieuses louent une maison à côté du terrain pendant la construction de la première partie de l’édifice scolaire. Celle-ci abrite alors trois fonctions différentes : une classe enfantine, une école secondaire pour les jeunes filles et des appartements pour les « dames pensionnaires[1] ». En 1909, la seconde partie de l’école est construite (no 107).

En 1914 durant la première guerre, l’hôpital militaire demande à quelques religieuses de venir en renfort afin de soigner les blessés. Pendant la Deuxième Guerre l’avenue de la couronne subit des bombardements qui feront beaucoup de victimes. Tout au long de son existence, l’école doit s’adapter aux variations démographiques de Bruxelles et ainsi faire face à différents changements institutionnels.

Vers 1970, l’école Cardinal Mercier ne compte plus assez d’élèves pour assurer son existence. Cet établissement, situé aux alentours des étangs d’Ixelles, avait été inauguré en 1925 par le cardinal Mercier parce que la paroisse Sainte-Croix n’avait guère d’enseignements pour les garçons de la classe ouvrière. En 1978 son activité éducative migre alors vers l’Institut Sainte-Trinité, de cette manière les deux écoles sont regroupées sous le même pouvoir organisateur désormais appelé « Ecoles Sainte Trinité-Cardinal Mercier ».

En 1986, le pouvoir organisateur de l’Institut Saint Jean-Baptiste de la Salle implanté à Saint-Gilles devient l’autorité tutelle de l’école secondaire de l’avenue. En 1999, les quatre établissements scolaires sont réunis sous le même pouvoir organisateur nommé Comité scolaire Institut Saint Jean-Baptiste de la Salle – Sainte Trinité[2],[1]. Ce même pouvoir se rallie à l'Association des écoles Lasalliennes (AEL) en 2009[3],[n 2].

Finalement les deux écoles fondamentales totalisent plus de 570 élèves en 2011 et scindent alors leur direction en deux. Elles portent, encore actuellement, le nom d’« Ecoles Sainte Trinité-Cardinal Mercier 1 et 2 ».

Avenue de la Couronne

L'avenue de la Couronne ne reçoit ce nom qu'à partir de 1880-1885. Avant cette date, son tracé divisé en deux parties qui portaient les noms de « rue du Trône prolongée » et « avenue du Diadème[4] ». Le premier fragment commençait à la Place de la Couronne, aujourd’hui place Raymond Blyckaerts, et le deuxième prenait le relais à partir du Boulevard Général Jacques jusqu'au cimetière d'Ixelles.

Cette avenue, construite sur un remblai, relie la place Raymond Blyckaerts au cimetière d'Ixelles. Comme son ancien nom l'indique, elle est une extension à la rue du Trône dont l’intention est de relier le Palais Royal au nouveau boulevard de ceinture, aujourd'hui boulevard Général Jacques. Ce prolongement vers la périphérie était essentiel au développement des faubourgs de Bruxelles.

Viaduc enjambant la rue Gray, avenue de la Couronne.

En 1960, un plan d'aménagement concernant le quartier Marie-Henriette est dessiné par la commune d’Ixelles afin de rendre plus simple les circulations entre l'ancien village d'Ixelles-Haut, le quartier Van Aa et la commune d'Etterbeek[5]. Victor Besme, très intéressé par ce plan, y mêle les projets d'aménagements des grandes voiries concernant les faubourgs de Bruxelles. Dès lors, l'arrêté Royal du , adoptant les plans d'alignement pour le prolongement de la rue du Trône et expropriant pour cause d'utilité publique les terrains nécessaires à leur exécution[5], est signé par Besme et entame la création de la rue du Trône prolongée. Cet arrêté comprend la partie qui commence à la place Blyckaerts et s’arrête à la fin du viaduc surplombant la Vallée du Maelbeek[6],[n 3].

Plusieurs arrêtés prolongeront et modifieront le tracé de l’avenue : d'abord l'arrêté royal du déclare une partie de la rue du Trône et son prolongement jusqu’au boulevard Général Jacques de Grande Voirie. C’est-à-dire que ses travaux devront être achevés par l’Etat. Puis l'arrêté royal du annonce le prolongement rectiligne de l’avenue jusqu’à l’Houtweg[7],[n 4]. Ensuite l’arrêté royal du prévoit l’élargissement du fragment compris entre le viaduc[6] et la rue de Germoir. Enfin l’arrêté royal du prévoit le remplacement du tronçon final, qui devient l’actuelle rue Général Thys, par un tracé courbe qui rejoint le cimetière d’Ixelles. Ce dernier tracé est encore légèrement modifié par l’arrêté royal du et finalement loti par l’arrêté royal du [5].

L’aménagement de cette nouvelle avenue engendrera la reconstruction de ses abords. Quelques bâtiments seront construits avant 1890, mais c’est à partir de cette date que les demandes de permis de bâtir vont se multiplier. Malgré l'arrêt des constructions avec le début de la première guerre mondiale en 1914, la presque totalité de la partie anciennement « rue du Trône prolongée » est construite. Les bâtiments sont pour la majorité des maisons bourgeoises de style éclectique constituant de grandes enfilades.

Certains bâtiments se démarqueront des maisons bourgeoises dont quelques hôtels de maître[4],[n 5], l’Institut Sainte Trinité, etc. L’avenue abrite des installations militaires : l’hôpital militaire (1888) ainsi que la caserne de gendarmerie (1909). Cette proximité avec ce type d’infrastructures explique pourquoi l’avenue subit des bombardements durant la seconde guerre mondiale, qui détruiront un bon nombre de maisons. Néanmoins, l'avenue garde une certaine unité et est ponctuée de bâtiments remarquables qui lui apportent de la plus-value.

Description architecturale

Notes et références

Voir aussi

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