Collège Saint-Pierre (Jette)
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| Type | École |
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| Directeur | Henri-François Bouve |
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| Étudiants | 1 500 (2015-2016) |
|---|---|
| Niveaux délivrés | Fondamental, primaire et secondaire |
| Ville | Jette |
|---|---|
| Pays | Belgique |
| Site web | www.cspj.be |
Le collège Saint-Pierre est un établissement scolaire mixte de Jette dans la région de Bruxelles-Capitale. Se situant au nord de Bruxelles, il subit une forte pression démographique. Chaque année, depuis le décret « inscription »[1], il reçoit plusieurs centaines d'inscriptions sur sa liste d'attente[2].
Le collège a été fondé dans le quartier populaire de Jette, en 1902, sous le nom d'Institut Saint-Pierre. Les bâtiments consistaient alors en une maison particulière sise chaussée de Wemmel.
Le bâtiment est transféré par la suite dans un complexe plus important localisé dans une rue qui en 1915 prend le nom de rue Léon Théodor, en l’honneur du bâtonnier de l’Ordre des avocats, résistant jettois déporté lors de la Première Guerre mondiale, ministre de la Justice, qui fut à l’origine d'œuvres caritatives pendant la guerre, comme la mise en place de banques alimentaires [3].
Dans un premier temps, le cursus s'arrêtait aux humanités inférieures et la plupart des élèves continuaient ensuite leurs humanités supérieures à l'Institut Saint-Louis. L'évêché autorisa par la suite la création d'humanités classiques complètes, ainsi la première rhétorique fut créée en 1920, suivie en 1928 par la création d'humanités complètes.
L'école comptait 550 élèves en 1930.
Il est resté en fonction durant les deux guerres mondiales.
Durant l'occupation allemande de la Seconde Guerre Mondiale, les abbés Victor de Sloover et Paul Le Roux, enseignants du collège Saint-Pierre, Valère Passelecq et le douanier jettois Eugène Toussaint (Champlon, 1888 – Wolfenbüttel, 1944) sont capturés par la Gestapo comme membres de la Résistance, et exécutés par décapitation à Wolfenbüttel (Allemagne) le 7 juin 1944 [4].
En 1951, pour satisfaire à la population locale néerlandophone, fut créé le Sint-Pieterscollege qui bénéficia des infrastructures existantes tandis que le collège francophone déménagea dans de nouveaux bâtiments sis boulevard de Smet de Nayer.
Il compte plus de 1300 élèves depuis 2011.
La vie extra-scolaire du collège est, entre autres, caractérisée par une « semaine de solidarité » annuelle au profit du père Ruquoy, ainsi que d'un « souper breughelien » au mois de novembre.[réf. nécessaire]
L'école est également connue pour la « révolte des shorts » qui a eu lieu en 2012 [5],[6],[7].
Infrastructures
Le collège possède quatre bâtiments de classes :
- Le bloc A : le bâtiment le plus récent, situé sur la Rue Verbeyst (qui comprend également les bureaux de la direction et l'administration)
- Le bloc B : la partie plus petite du vieux bâtiment
- Le bloc C : la partie plus grande du vieux bâtiment
- Le bloc D : le plus petit bâtiment du collège, en face du bloc C
- Le bloc E : les salles de gymnastiques
Le collège possède également une très grande cour de récréation qui dessert tous les bâtiments, ainsi qu'une piscine couverte, qui est ouverte au public le dimanche.
L'entrée du collège est caractérisée par une grande arche, qui est devenue le symbole de l'école.
Le collège est situé juste à côté du Sint-Pieterscollege, une école néerlandophone. Les deux instituts partagent la piscine et le réfectoire, mais ne sont pas liés.
Ancien professeur célèbre
- Charles Moeller (1912-1986), théologien
Étudiants célèbres
- Mathieu De Jonge, décédé à Mauthausen en 1944
- Jonathan Borlée
- Kévin Borlée
Bibliographie
- Saint-Pierre (Jette), Collège, dans : Dictionnaire d'Histoire de Bruxelles, Collection Dictionnaires, Éditions Proposon Bruxelles, 2013, pp. 700.
