Institut Thomas-More
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| Fondation |
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| Forme juridique |
Association déclarée |
| Domaine d'activité |
Autres organisations fonctionnant par adhésion volontaire (France) |
| Financement |
privé |
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| Pays |
| Directeur |
Jean-Thomas Lesueur (d) (depuis ) |
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| Idéologie | |
| Site web |
| RNA | |
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| SIREN | |
| OpenCorporates |
L’institut Thomas-More est un laboratoire d'idées libéral-conservateur proche de l’extrême droite traditionaliste basé à Bruxelles et Paris, créé en 2004. Son nom est une référence à l'homme politique catholique conservateur Thomas More[1]. L’institut est financé par le Projet Periclès de Pierre-Édouard Stérin.
Idéologie
Fondé en 2004 par l'ancien ministre français de la Défense Charles Millon, l’institut Thomas-More est un laboratoire d'idées libéral-conservateur et catholique, qui se décrit comme conservateur[2].
Organisation
En 2019, l'institut Thomas-More est présidé par Christian Boon-Falleur, chef d'entreprise belge et administrateur du groupe international AF compressors. Jean-Thomas Lesueur en est le délégué général[3]. La même année, son conseil d'administration est composé de 9 membres, dont l'ancien ministre de la Défense français, Charles Millon[4].
Dans le cadre du Projet Périclès financé par le milliardaire d'extrême droite Pierre Édouard Stérin, l'institut Thomas-More participe à la création du collectif Justitia[5],[6] dirigée par Aymeric de Lamotte, et composé de 16 avocats, dont Thibault de Montbrial et Pierre Gentillet, dont l'objectif, selon un document dévoilé par le journal l'Humanité, est d'organiser une « guérilla juridique » pour permettre une victoire idéologique de la droite conservatrice [7].
En 2023 l'institut Thomas-More se dote d'une école de formation politique pour former ses élèves à « l'engagement citoyen patriote »[8].
Fonction
En tant que Think tank l'institut Thomas-More entend peser sur les orientations politiques françaises et européennes afin de promouvoir un « patriotisme civilisationnel » et enraciné[9].
L'institut publie chaque année un rapport d'activité faisant état de ses apparitions dans les médias, de son influence dans le débat public et du nombre de procédures juridiques engagées contre des personnalités publiques ou privées à travers son collectif Justicia[1],[9].
Polémiques
Production de données orientées dans le cadre du débat sur la neutralité de l'audiovisuel public
En 2024 Jean-Thomas Lesueur et Aymeric de Lamotte produisent des notes sur le pluralisme dans les médias en accusant notamment des chaines et émissions de l'audiovisuel public (Complément d'enquête, France Inter et de façon générale le groupe France Télévisions) de promotion idéologique de l'écologie, du multiculturalisme et de biais dans le traitement de personnalités de droite et dans le débat sur la fin de vie[10]. Alors que la note est reprise sur plusieurs médias de la droite française et la sphère médiatique de Vincent Bolloré (Valeurs actuelles, CNews, Le JDD, Le Figaro Magazine) et que Lesueur et Lamotte sont invités sur des plateaux, le journal Libération soutient que des choix d'orientation méthodologique ont été faits pour produire des fausses données et orienter les résultats statistiques[11].
Dans le cadre de la Commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public initiée par Éric Ciotti en , l'attitude du rapporteur Charles Alloncle est accusé par de nombreux députés et médias de faire preuve de partialité et de se faire porte parole de thèses d'extrême-droite au-delà de son mandat parlementaire[12],[13],[14],[15]. Selon plusieurs sources, le Rapport 33 produit par l'institut Thomas-More utilisé lors des auditions contient de nombreux biais statistiques, notamment le fait de classer les bulletins météo, des émissions musicales ou sur les féminicides comme étant « des programmes de gauche »[16],[17],[18],[19],[20].
Suite à la publication du Rapport 33 le groupe Radio France dénonce par voie de presse « une étude biaisée et à charge contre l’audiovisuel public » et saisir la CNIL au motif du non-respect de l'article 6 de la RGPD[21]. Le communiqué reprend des éléments de l'étude pour montrer qu'il a été produit dans un objectif politique, il réfute le fait que l'usage de l'Intelligence artificielle soit neutre et pointe que la catégorisation du « traitement négatif à l'encontre de formation politiques » est orientée et non-déontologique. L'institut Thomas More par communiqué de presse dément « les fausses accusations » et un « procès d'intention ». Auditionné par la Commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public fin 2025, RadioFrance publie un Baromètre du pluralisme opposant ainsi ses chiffres internes à ceux élaborés dans le Rapport 33[22],[23].
