Charles Alloncle
homme politique français
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Charles-Henri Alloncle, dit Charles Alloncle, né le à Nancy (Meurthe-et-Moselle), est un homme politique français.
| Charles Alloncle | |
Charles Alloncle, en 2025. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| En fonction depuis le (1 an, 9 mois et 21 jours) |
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| Élection | 7 juillet 2024 |
| Circonscription | 9e de l'Hérault |
| Législature | XVIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | ÀD!/UDR |
| Prédécesseur | Patrick Vignal |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Charles-Henri Alloncle |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Nancy (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | UMP (2014-2015) LR (2015-2018) UDR (depuis 2024) |
| Diplômé de | IEP de Paris HEC Paris |
| Profession | Entrepreneur, cadre administratif et commercial d'entreprise |
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Membre des Républicains (LR) à partir de 2015, il est candidat à la présidence des Jeunes Républicains en 2018. Non élu, il quitte le parti et se rapproche du Rassemblement national (RN). À l'occasion des élections législatives de 2024, il est élu député dans la neuvième circonscription de l'Hérault sous l'étiquette LR-RN d'Éric Ciotti, qui fonde ensuite l'Union des droites pour la République (UDR), dont Alloncle devient adhérent.
En 2025 et 2026, il est rapporteur de la commission d'enquête sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public » à l'Assemblée nationale ; son attitude suscite alors des critiques.
Biographie
Origines
Charles-Henri Alloncle naît le à Nancy (Meurthe-et-Moselle), d'une mère juriste devenue enseignante et d'un père préfet[1], Philip Alloncle, passé par les cabinets des hommes politiques Renaud Dutreil, Jean-François Copé et Brice Hortefeux[2], qui, au moment de l'élection de son fils, est chargé d'une mission à vocation interministérielle relative aux cirques et forains[3].
Études et débuts à droite
Il grandit à Versailles (Yvelines) où il étudie au lycée privé catholique Saint-Jean-Hulst. Admis à Sciences Po Paris (IEP de Paris) en 2011, il entre ensuite à HEC Paris[4], dont il est diplômé en 2017[5].
Au cours de ses études, il préside la section Union pour un mouvement populaire (UMP) de l'IEP de Paris en 2014-2015. En 2016, des proches de Nicolas Sarkozy le remarquent et le propulsent à la tête des Jeunes avec Sarkozy[6],[5]. En , alors président de cette organisation de jeunesse[7], il est candidat à la présidence des Jeunes Républicains. Battu par Aurane Reihanian, il conteste sa victoire en l'accusant de fraude et saisit la Haute Autorité des Républicains[8],[9],[10].
Après cet échec, il quitte ce parti[5].
Il est alors proche des courants favorables au rapprochement avec l’extrême droite, dont Erik Tegnér, et se rapproche des anciens de La Manif pour tous et du maire adjoint de Versailles, François-Xavier Bellamy dont il est, jusqu’à la fin de 2024, trésorier des deux micropartis[11].
Rapprochement avec Jordan Bardella
En 2019, il participe à la création d'une néo-banque du nom de Blank, société détenue à 100 % par le Crédit agricole dans le domaine de la fintech, dont il devient le directeur de l'exploitation (COO). Cette société vise à offrir des services aux commerçants, indépendants et artisans[5],[12]. Pour cela, il est qualifié d'entrepreneur par certains[5],[13], ou de cadre administratif et commercial d'entreprise[14].
Au printemps 2023, il rencontre le président du Rassemblement national, Jordan Bardella qui discute avec des chefs d'entreprise et fondateurs de jeunes pousses pour étendre son réseau dans les milieux économiques[5].
Député UDR de l'Hérault
Jordan Bardella et Philippe Olivier lui proposent de se présenter aux élections législatives provoquées par la dissolution de l'Assemblée nationale en 2024[11]. Affichant des positions libérales, opposées à un État trop régulateur et normatif dans l'économie, il privilégie une circonscription dévolue au parti d’Éric Ciotti, dissidence des Républicains[11], et se présente dans la 9e circonscription de l'Hérault sous l'étiquette LR-RN. Cette alliance, désignée par le ministère de l'Intérieur comme « union de l'extrême droite », réunit une partie des Républicains emmenée par Éric Ciotti et le Rassemblement national[15],[16]. Le , il est élu député avec 51,90 % des voix face à une candidate de La France insoumise[17]. Il quitte alors ses fonctions dans la société Blank[13]. À l'Assemblée nationale, il siège dans le groupe Union des droites pour la République (UDR) dont il est porte-parole[18].
Charles Alloncle acquiert une notoriété au cours de sa mission de rapporteur de la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, par ses auditions de grandes figures de Radio France et de France Télévisions[6],[19],[11]. Son comportement est critiqué par la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet[11] comme par le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons)[20], alors que l'extrême-droite, qui souhaite la privatisation du service public[18], soutient la volonté affichée du député d'enquêter sur le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public[21]. Dans la plupart des médias, son attitude est jugée partisane, déséquilibrée ou agressive, certains le décrivant comme un relais du groupe Bolloré contre le service public de l'audiovisuel[11]. Les médias du groupe Bolloré le mettent en avant[21], le JDNews lui consacrant la couverture et un entretien en [22] et Pascal Praud l'encensant sur CNews[23]. Mediapart indique qu'il semble avoir accès à des documents émanant du groupe Bolloré que les autres membres de la commission n'ont pas[24].
Réseaux sociaux
En juin 2025, Les Jours révèle que Charles Alloncle est l'un des administrateurs du groupe Facebook officiel du Rassemblement National, au côté d'autres élus d'extrême droite dont trois autres députés David Magnier, Nicolas Dragon et Alexandre Allegret-Pilot. Ce groupe, nommé nomme Jordan Bardella, contient des centaines de messages haineux, racistes, « d’appels à la haine et au meurtre, souvent d’une violence inouïe ». Lorsque les journalistes contactent les responsables pour la publication de leur article, le groupe est gelé, nettoyé à la hâte, et renommé afin de ne plus être officiellement lié au candidat RN[25],[26]. Il fait l'objet d'une plainte pour injures racistes et provocations à la violence raciste à ce sujet[27]. Les Jours révèle dans un autre article le collaborateur parlementaire de Charles Alloncle depuis 2024, Christophe Coraux, a relayé sur Facebook, entre 2014 et 2023, de nombreux « posts islamophobes et promouvant la culture du viol »[28].