Iodure de cuivre(I)
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| Iodure de cuivre(I) | ||
| Structure du γ-CuI __ Cu+ __ I− |
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| Identification | ||
|---|---|---|
| No CAS | ||
| No ECHA | 100.028.795 | |
| PubChem | 24350 | |
| SMILES | ||
| InChI | ||
| Apparence | solide gris inodore[1] | |
| Propriétés chimiques | ||
| Formule | CuI | |
| Masse molaire[2] | 190,45 ± 0,003 g/mol Cu 33,37 %, I 66,63 %, |
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| Propriétés physiques | ||
| T° fusion | 588 °C[1] | |
| T° ébullition | 1 290 °C[1] | |
| Solubilité | pratiquement insoluble dans l'eau[1] | |
| Masse volumique | 5,62 g·cm-3 (20 °C)[1] | |
| Pression de vapeur saturante | 13 hPa (656 °C)[3] | |
| Précautions | ||
| SGH[1] | ||
| H302, H315, H317, H318, H335, H410, P280, P301+P312+P330 et P305+P351+P338 |
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| Transport[1] | ||
| Composés apparentés | ||
| Autres anions | Fluorure de cuivre(I) Chlorure de cuivre(I) Bromure de cuivre(I) |
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| Autres composés | ||
| Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire. | ||
| modifier |
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L'iodure de cuivre(I), aussi appelé iodure cuivreux, est un composé inorganique, le plus bas iodure du cuivre, de formule CuI.
Il est utile dans une large gamme d'applications allant de la synthèse organique à l'ensemencement des nuages.
À l'état pur, il se présente sous la forme d'un poudre incolore[4], mais il est plus couramment d'une couleur grisâtre. Il existe aussi sous la forme d'un minerai naturel rare, la marshite, et présente dans ce cas une teinte brun rougeâtre qui est due à la présence d'impuretés. Il est courant que de échantillons contenant de l'iode se décolorent en raison de l'oxydation aérobie facile de l'anion iodure en diiode[4].
Avec une solubilité de (0,000 42 g/L à 25 °C)[4], l'iodure de cuivre est pratiquement insoluble dans l'eau, mais il se dissout en présence de NaI ou KI pour donner l'anion linéaire [CuI2]−. La dilution de telles solutions avec de l'eau reprécipite CuI. Ce procédé de dissolution–précipitation est utilisé pour purifier CuI, et permet d'obtenir des échantillons incolores[4].
Dissout dans l'acétonitrile, il produit une solution de divers complexes. Lors de la cristallisation, des composés moléculaires[5] ou polymériques[6],[7] peuvent être isolés. Il est également possible de dissoudre CuI dans l'acétone ou le chloroforme en utilisant le bon agent complexant, par exemple du thiocarbamide ou ses dérivés. Les composés qui cristallisent à partir de ce genre de solutions sont des chaînes inorganiques hybrides[8].
En raison de la configuration des électrons d10, les composés de cuivre(I) sont diamagnétiques. L'iodure de cuivre est beaucoup moins sensible à la lumière que le bromure ou le chlorure de cuivre(I), mais il libère néanmoins de petites quantités d'iode lorsqu'il est exposé à la lumière dans l'air ambiant avec une légère décomposition.
Structure
L'iodure de cuivre(I), comme la plupart des halogénures de métal binaires, est un polymère inorganique. Il a un diagramme de phase riche, et existe sous la forme de plusieurs formes cristallins. Il adopte la structure de la blende en dessous de 390 °C (γ-CuI), celle de la wurtzite entre 390 et 440 °C (β-CuI), et celle du sel (chlorure de sodium) au dessus de 440 °C (α-CuI). Les ions adoptent une configuration tétraédrique dans les structures blende ou wurtzite, avec une distance Cu-I de 2,338 Å.
La même transition blende-wurtzite se produit pour le bromure de cuivre(I) et le chlorure de cuivre(I), respectivement à 405 °C et 435 °C. Sachant que les distances interatomiques cuivre-brome et cuivre-chlore sont respectivement de 2,173 Å et 2,051 Å Å[9], on peut noter une relation inverse entre la longueur de liaison cuivre-halogène et la hauteur de la température de transition entre les deux structures.
| γ-CuI | β-CuI | α-CuI |