Nommé par Lamartine comme attaché à l'ambassade de France à Madrid, il préfère la chaire de philosophie au lycée de La Roche-sur-Yon (qui s'appelait à cette époque "Napoléon-Vendée" depuis le décret du ). Mais une cabale aux résonances anti judaïques fut menée contre lui[2], notamment par l'évêque de Luçon, et il fut révoqué de sa chaire. Il déclina les offres de poste qui lui furent alors faites, et s'orienta vers le journalisme. Il collabora au Journal des débats, à La Presse, aux Archives israélites, comme à l'équipe éditoriale du quotidien Le Temps[1],[2].
En 1860, il fait partie du groupe des six personnalités juives qui fondèrent l'Alliance israélite universelle, avec notamment Eugène Manuel (qui, légèrement plus âgé, avait eu un cursus scolaire et universitaire identique et effectuait une carrière de journaliste dans les mêmes journaux)[1].
Peu avant le décès de son père, en 1862, il reprend la direction des Archives israélites, poste qu'il assumera jusqu'à sa mort en 1902.
Notes et références
123André Kaspi (sous la direction de), Histoire de l'Alliance Israélite Universelle de 1860 à nos jours, Paris, Armand Colin, , 575p. (ISBN978-2-200-35479-4), chap.1 («Aux origines de l'Alliance (Perrine Simon-Nahum)»), pp 12-14 et 19-25