Italo Bresciani
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| Conseiller à la chambre des Corporations XXXe législature du royaume d'Italie | |
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| Député XXIXe législature du royaume d'Italie | |
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Italo Bresciani, né le à Maenza et mort le à Rome, est un journaliste, syndicaliste et homme politique fasciste italien.
Le syndicalisme révolutionnaire et la guerre
Né à Maenza en 1890, Italo Bresciani quitta très jeune sa ville natale avec ses parents, Giuseppe et Maria Giordani[1]. Embauché en 1908 comme employé de poste dans la ville de Vérone, il devint durant cette période un militant politique proche de l'anarchisme et du syndicalisme révolutionnaire[2] et, au déclenchement de la Première Guerre mondiale, un fervent interventionniste. Parallèlement, il devint correspondant et collaborateur à Il Popolo d'Italia, fonction qu'il occupa jusqu'en 1923, et un proche de Mussolini[1]. Engagé comme volontaire au début de la guerre, il se distingua par diverses actions, obtenant deux Croix du Mérite[1]. Durant l'Entreprise de Fiume, Bresciani aurait servi d'intermédiaire entre Mussolini et d'Annunzio.
Militantisme fasciste et tensions à Vérone
Après la guerre, il participa au rassemblement de San Sepolcro et fonda aussitôt le Fascio di combattimento di Verona, l'un des premiers à être créé, et dont il fut le secrétaire politique jusqu'en 1922. À ce titre, il mena diverses actions de squadristes, tant dans la province que dans les régions avoisinantes, contre les cercles socialistes et les syndicats ouvriers[1]. Devenu le représentant de « l’aile [d']extrême gauche du fascisme vénitien »[2], il confia à Edoardo Malusardi, en 1921, le poste de secrétaire à la propagande du Fascio[3], et présenta avec lui « un ordre du jour, approuvé à une large majorité, afin qu’émerge, « en dehors du Parti Fasciste lui-même », un « fort organisme syndical qui rassemble sous son étendard de combat tous les travailleurs qui ne renient pas la réalité Nation » »[2].
Lors du Congrès national du mouvement fasciste qui se tint à Milan les 24 et , il intégra le Comité central en tant que représentant régional de la Vénétie tandis qu'à la conférence fasciste de Naples, en , il fut nommé inspecteur général de la Troisième Zone, qui comprenait le Trentin et une partie de la Vénétie[1]. Lors de la réunion du , Bresciani fut nommé commissaire politique général du Grand Conseil. Il n'occupa cependant ce poste que quelques mois, car le Grand Conseil, lors d'une réunion le , décida de remplacer les commissaires par des représentants provinciaux, dont la nomination fut confiée aux directeurs des fédérations respectives[1].
Bresciani utilisa par la suite sa prééminence au niveau local pour soumettre le préfet local, adopter une politique de favoritisme envers ses partisans et persécuter les groupes fascistes rivaux[1]. En conséquence, un climat de tension extrême s'installa au sein du fascisme véronais et, à l'occasion dea la victoire de la faction de Bresciani aux élections pour le renouvellement de la direction fasciste locale au printemps 1924, Luigi Grancelli et ses partisans lancèrent une violente campagne contre Bresciani l'accusant de détournement de fonds. Ce n'est qu'en novembre de l'année suivante qu'un jury d'honneur le disculpa[1].
Carrière sous le régime
Après avoir quitté son poste de lieutenant général de la Milice, Bresciani déménagea à Rome, en , pour occuper le poste de directeur du bureau de presse et de propagande de l’Istituto Nazionale Luce[1]. Par la suite, en 1930, il devint inspecteur du Parti national fasciste (PNF) et fut ensuite élu député aux XXIXe et XXXe législatures. Un mois après l'entrée en guerre de l'Italie dans la Seconde Guerre mondiale, il fut nommé séquestre de la Società italiana industria à Milan, société à capitaux majoritairement français, poste qu'il occupa jusqu'en [1]. Malgré son accession au pouvoir le , il rejoignit le Parti fasciste républicain (PFR) sous la République sociale italienne (RSI), où il fut marginalisé pour avoir prétendument tenté, après les attentats du , d'obtenir la protection du roi Pietro Badoglio, chose qu'il ne nia mais tenta d'en minimiser la gravité en attribuant ses actes à « la pression de mes besoins économiques »[1].
La fin de vie
Arrêté à Milan en et poursuivi pour ses activités politiques antérieures, il fut toutefois acquitté grâce à une amnistie. Dans les années qui suivirent, il ne cacha pas ses sympathies pour le Mouvement social italien (MSI), bien qu'il ne s'engageât pas dans l'activité politique[1]. Il mourut à Rome en .