JDS Oyashio (SS-511)

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JDS Oyashio (おやしお)
illustration de JDS Oyashio (SS-511)

Type Sous-marin d'attaque conventionnel
Fonction militaire
Histoire
A servi dans Pavillon de la force maritime d'auto-défense Force maritime d'autodéfense japonaise
Chantier naval Kawasaki Heavy Industries, Kobe Drapeau du Japon Japon[1]
Fabrication acier
Commandé 1956
Quille posée 25 décembre 1957[1]
Lancement 25 mai 1959[1],[2]
Commission 30 juin 1960[1],[2]
Statut Désarmé le 30 septembre 1976[1],[2], démoli en mars 1977
Équipage
Équipage 65[1],[2]
Caractéristiques techniques
Longueur 78,8 m[1],[2]
Maître-bau 7 m[1]
Tirant d'eau 4,6 m[1]
Déplacement
Propulsion
Puissance
  • 2700 ch[1] (2013 kW) en surface
  • 5960 ch[1] (4444 kW) en immersion
Vitesse
  • 13 nœuds (24 km/h) en surface[1]
  • 19 nœuds (35 km/h) en immersion[1]
Caractéristiques militaires
Armement
Rayon d'action 10 000 milles marins (19000 km)[1]
Carrière
Port d'attache Kure
Indicatif SS-511

Le JDS Oyashio (SS-511) était un sous-marin de la Force maritime d'autodéfense japonaise, nommé d’après le courant marin d'Oyashio, un courant froid qui descend par le détroit de Béring.

La Force maritime d'autodéfense japonaise ne possédait pas de sous-marin au moment de sa création, mais en , il a été annoncé qu’un sous-marin serait loué en complément de l’accord de prêt japonais-américain signé en . En conséquence, le sous-marin américain de classe Gato USS Mingo fut prêté à la JMSDF et remis en service sous le nom de JDS Kuroshio. Le navire était de type conventionnel, principalement destiné à la navigation en surface, et bien qu’il fût inférieur aux sous-marins à grande vitesse apparus à la fin de la Seconde Guerre mondiale, il joua un rôle très important au début du développement de la force sous-marine japonaise[3].

Cependant, sur la base des réalisations de la Marine impériale japonaise, qui avait construit et exploité plus de 200 sous-marins avant la guerre, la marine japonaise a commencé à viser la production nationale de sous-marins à partir du début de 1954 environ[4]. À cette époque, visant une vitesse sous-marine de 20 nœuds, trois types de sous-marins de 250 tonnes, 500 tonnes et 1000 tonnes furent examinés. Comme il s’agissait du premier navire de production nationale après la guerre, la priorité fut donnée à la facilité de construction, et le type de 1000 tonnes fut choisi. Ensuite, le développement s’est poursuivi en tenant compte de l’expérience de l’exploitation du JDS Kuroshio et des rapports de l’équipe d’inspection américaine. La taille a été portée à 1100 tonnes[5].

Conception

Ayant disposé d’une vaste flotte de sous-marins avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, les Japonais n’avaient construit aucun sous-marin depuis plus de dix ans, si bien que le JDS Oyashio était basé sur la classe I-201 de la Marine impériale japonaise, avec quelques innovations américaines[4]. Cependant, quant à la structure de la coque, bien que la classe I-201 ait adopté le type à nervures internes, le navire était à coque semi-double, avec seulement le dessous du navire en coque simple. De l’acier à haute résistance SM52 (limite d’élasticité 30 kgf/mm2) a été utilisé pour la coque pressurisée, qui a été fabriquée par soudure. Le pont supérieur était recouvert de lattes de bois de teck, ce qui constitue le seul exemple d’un sous-marin de la JMSDF avec un pont en bois[3].

Le moteur principal était un système diesel-électrique inspiré du JDS Kuroshio. Il était prévu d’installer un schnorchel sur ce navire, mais comme le bilan de son utilisation dans l’ancienne Marine impériale japonaise était insuffisant et que le JDS Kuroshio n’en était pas équipé, on y renonça. Une attention particulière fut portée au moteur Diesel. D’abord, des études d’aptitude ont été menées, notamment combinées à un schnorchel, en comparant les moteurs 4 temps de Kawasaki Heavy Industries, les moteurs 4 et 2 temps de Shin-Mitsubishi Heavy Industries, et les moteurs 2 temps de Mitsui Zosen. En conséquence, le V8 V200 Kawasaki MAN, un moteur 4 temps à 16 cylindres en V fut choisi? car il avait la capacité d’expulser les gaz d'échappement, présentait peu de dégradation des performances à haute pression d’échappement, et avait une faible consommation de carburant et faible consommation d’air pour la combustion. Un moteur Diesel de 30 mAL à vitesse moyenne (850 tours/minute, 1350 ch en surface et 1250 ch au schnorchel) a été choisi. Il était également équipé d’un turbocompresseur entraîné mécaniquement par le vilebrequin pour éviter le fonctionnement à haute pression d’échappement et à faible pression d’admission[6].

Historique

Le JDS Oyashio a été mis sur cale le et lancé le par le chantier naval Kawasaki Heavy Industries de Kobe. Il a été mis en service le [1],[2].

Le , il a été affecté à l’escadrille de sous-marins n°1, district de Kure.

De juin à , il a visité Pearl Harbor.

Le , il est affecté à l’escadrille de sous-marins n°2, flottille de sous-marins n°1, avec le JDS Kuroshio.

Il est affecté à la flottille de sous-marins n°1 le .

Le JDS Oyashio fut désarmé le [1],[2]. Actuellement, son ancre et son hélice sont stockés et exposés au Kotacho Folk Museum à Kōta, préfecture d'Aichi.

Il est à noter que son nom fut repris en 1996 pour la nouvelle classe Oyashio[2] et son navire de tête, le JDS Oyashio (SS-590), un sous-marin d'attaque diesel apparu en 1998[7].

Galerie

Notes et références

Liens externes

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