Jacques-Auguste Léonard Maynard[1] de la Malmaison, seigneur de Bellefontaine, dit le «chevalier» puis «commandeur de Bellefontaine» ou encore le «bailli de Bellefontaine de Malmaison», né vers 1646 à Paris et mort le à Toulon, est un officier de marine français des XVIIeetXVIIIesiècles. Il termine sa carrière avec le rang de Lieutenant général des armées navales.
Origines et famille
Il est le fils de Barnabé Maynard, seigneur de Bellefontaine, et de Magdeleine Seigneuret. Il est le petit-neveu de Christophe Perrot de la Malmaison, conseiller du Parlement de Paris. D'azur, à une flamme d'or brûlant une main d'argent posée en fasce, le tout accompagné de trois étoiles d'or.
Carrière dans la Marine royale
Débuts dans l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et pendant la guerre de Hollande
Missions en Méditerranée et guerre de la Ligue d'Augsbourg
La paix revenue, il prend part à divers missions en Méditerranée. En 1682, il est au bombardement d'Alger, sous les ordres de Duquesne. Le , il quitte Toulon au commandement de L'Aquilon, pour aller bombarder Gênes, toujours sous Duquesne.
En 1695 il est à Marseille, où sous les ordres du Maréchal de Tourville, il met en place et supervise les défenses de la ville et des batteries de côte devant la menace de l'attaque d'une armada anglo-hollandaise.
Apogée de sa carrière pendant la guerre de Succession d'Espagne
Il est promu chef d'escadre de la province de Picardie en 1702 ou 1703. Le , le maréchal d'Estrées[Lequel ?] lui donne l'ordre de «s'avancer vers Belle-Ile… et (de prendre le commandement) de tous les postes et batteries qui sont aux environs de Brest… milices des villes… garde-côtes… de tous les gentilshommes du fort de Quelern, du poste du Conquet, de la rivière de Bennrac». Le , il est à la bataille navale de Vélez-Málaga. Il commande à cette occasion le vaisseau l'Éclatant, de 66 canons, premier vaisseau de l'avant-garde française commandée par le marquis de Villette-Mursay. Il passe sur le Terrible et désarme à Toulon le . En 1705, il remplace du Casse dans le commandement de la flotte qui devait aller mettre le siège sur Barcelone. Il arrive devant la ville dans le courant du mois de juin. Revenu à Toulon, il commande Le Henry du à .
Il est promu lieutenant général des armées navales le . Il commande à nouveau la flotte française lors du siège de Barcelone de 1713-1714. Alors qu'une flotte d'une cinquantaine de bâtiments en provenance de Majorque venait ravitailler la ville. Bellefontaine met les voiles pour aller à sa rencontre. La nuit tombe avant qu'il ne puisse la rejoindre. Le lendemain, il capture une vingtaine de bâtiments et une frégate, les trente bâtiments restants et trois frégates parviennent à rallier Barcelone, chargés de vivres.
«Le commandeur de Bellefontaine est mort; il étoit le plus ancien lieutenant général de la marine et homme de grande réputation; il avoit une belle commanderie en Flandre. Sa place de lieutenant général a été donnée à Champigny, chef d'escadre, et qui est du conseil de marine[4].»
Abbé de Vertot, Histoire des chevaliers hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem appelez depuis les chevaliers de Rhodes et aujourd'hui les chevaliers de Mante, Paris, Tollin, Quillau et Desaint, 1726