Jacques-Philippe Beauvais
sculpteur français
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Jacques-Philippe Beauvais ou de Beauvais (1736-1781) est un sculpteur français, lauréat du prix de Rome de sculpture.
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Gaspard Duchange (grand-père) |
Biographie
Jacques-Philippe Dauphin de Beauvais est né à Paris. Toutes les notices biographiques le concernant le font naitre en 1739 ; toutefois, on trouve dans la reconstitution des registres paroissiaux de la Ville de Paris, un acte de naissance au nom de « Jacques-Philippe Dauphin » le [1].
Il est dit le fils de Nicolas-Dauphin de Beauvais (1687-1763) appelé parfois simplement « Beauvais », graveur, sculpteur et marchand d'estampes à Paris, élève de Jean Audran, et qui fut le collaborateur de Gaspard Duchange dont il épousa la fille. Le couple eut un premier fils, Charles-Nicolas-Dauphin de Beauvais (1730-1785), également graveur[2].
Admis à l’Académie royale de peinture et de sculpture, il est l’élève de Guillaume Coustou ; en 1763, il remporte le second prix de sculpture puis le premier grand prix l’année suivante ; il entre ensuite à l’École royale des élèves protégés[3] et obtient, le le brevet de pensionnaire de l’Académie de France à Rome : il séjourne dans la ville éternelle de à .
Avant son retour en France, il collabore à la décoration du Palais Doria-Spinola à Gênes dont il sculpte huit cariatides et des bas-reliefs.
En 1776, il reçoit la commande de l’architecte Jacques-Germain Soufflot d’un bas-relief pour le décor de l'église Sainte-Geneviève (actuel Panthéon) à Paris ; celui-ci faisait partie d’un groupe de cinq sculptures, en pierre de Saint-Leu, qui ornaient le dessous du péristyle : au centre « Sainte Geneviève distribuant du pain aux pauvres » de Jacques-Philippe Beauvais, à gauche « Sainte Geneviève reçoit une médaille des mains de Saint Germain » de Nicolas-François Dupré, à droite « Sainte Geneviève rendant la vue à sa mère » de Pierre Julien, à l’extrême droite « Saint Paul prêchant au milieu des sages de l’aréopage » de Louis Boizot et à l’extrême gauche « Saint Pierre recevant les clés » de Jean-Antoine Houdon ; l’’ensemble du décor a été détruit en 1792 en relation avec la nouvelle destination du bâtiment[4].
En 1780, il exécute quatre dessus de porte en stuc représentant les Muses, qui ornent le boudoir de la reine Marie-Antoinette, au château de Fontainebleau : « La Poésie lyrique et la Poésie épique »[5], « La Science et le Commerce »[6], « La Musique »[7] et « Le Drame et la Comédie »[8]; les maquettes en terre-cuite de ces œuvres sont conservées au Musée des arts décoratifs de Paris.
Il est mort le , à Paris, et enterré dans le cimetière de l’église Saint-Séverin.