Jacques Choupin

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Décès
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ToulonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jacques Antoine ChoupinVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Jacques Choupin
Biographie
Naissance
Décès
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ToulonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jacques Antoine ChoupinVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Catherine
Christian
Bertrand
Autres informations
Grade militaire
Vice-amiral (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

L'amiral Jacques Choupin, né le à Saint-Chély-d'Apcher et mort le à Toulon, est un officier français. Il fut notamment le commandant du porte-avions Foch entre 1972 et 1974 après en avoir été le «chef des opérations» dix ans auparavant. De 1980 à 1982, il fut Alpaci, commandant du centre d’expérimentation du Pacifique et commandant supérieur des forces armées françaises du Pacifique.

Jeunesse et études

Jacques Antoine Choupin naît le à Saint-Chély-d’Apcher (Lozère). Il est le fils de Luc Choupin, ingénieur civil des mines de Saint-Étienne, et de Germaine Sangoy. Il a un frère Victor ( - ), qui sera médecin généraliste.

Pendant la guerre 1939-1945, sa famille s’installe à Oran (Algérie). Ainsi, du collège de Maubeuge, il poursuit ses études au lycée d’Oran puis en classe préparatoire au lycée d’Alger. En 1943, il entre à l’École Navale d’Alger.

Il est Enseigne de vaisseau de 2e classe le puis Enseigne de vaisseau 1re classe le .

Carrière militaire

Il entame une carrière d'officier de marine et en 1949 participe à la guerre d’Indochine à bord de l’aviso colonial le Savorgnan de Brazza.

En , il entre à Salon-de-Provence et obtient son brevet de pilote le .

Puis il rejoint l’École des brevetés de l’Aéronautique navale située sur la Base aérienne 708 de Meknès. C’est là qu’il obtient son brevet de pilote de chasse le . Il est Lieutenant de vaisseau le .Il devient chef de la section marine à l’école de chasse.

En , il commande l’escadrille 52.S à Khouribga.

De 1957 à 1959, il est à Dakar, sur la base aéronautique navale de Port-Étienne.

En 1959 et 1960, il est en formation à l’École supérieure de guerre navale à Paris puis au Cours supérieur Interarmées (prédécesseur du Collège interarmées de Défense).

Le , il est capitaine de corvette. En 1961, il est officier de manœuvre sur le croiseur Colbert.

En 1962, il est le chef de cabinet du préfet maritime de la Méditerranée à Toulon, le vice-amiral d’escadre Baudouin, jusqu’en 1964[1].

Le , il est capitaine de frégate et est le chef du groupe opérationnel du porte-avions Foch. Il participe pendant une année aux essais nucléaires à Mururoa[2].

Du au , il commande l’escorteur d’escadre Dupetit-Thouars.

De 1968 à 1970, il est professeur de tactique aérienne à l’École supérieure de guerre navale.

De 1970 à 1972, il est capitaine de frégate, commandant la base d'aéronautique navale de Landivisiau[3].

Du au , il commande le porte-avions «Foch». Il est capitaine de vaisseau. Ce commandement fut, de son propre aveu, sa plus grande fierté[4].

De 1974 à 1975, il est auditeur au Centre des hautes études militaires (IHEDN). En 1977, au grade de contre-amiral, il devient adjoint du directeur de l’IHEDN, le général André Marty ; il est membre du Groupe Interministériel de Coordination de l’Action en Mer des Administrations (G.I.C.A.M.A.).

Contre-amiral en 1977, il succède à Pierre Lacoste au commandement de l’École supérieure de guerre navale, de 1978 à 1980.

Le , chargé du dossier, il a l’honneur de présenter au Président de la République Valéry Giscard d’Estaing, les trois solutions envisagées par la Marine pour doter la France de deux porte-avions à propulsion nucléaire pour remplacer les porte-avions «Clemenceau» et «Foch»[5].

Fin septembre, le Président prend la décision en optant pour la troisième solution et la construction de deux porte-avions ; en 1996 le premier porte-avions est dénommé «Charles de Gaulle» sur la décision du Président Jacques Chirac ; la construction du deuxième porte-avions PA 2 est abandonnée dans le courant des années 2000.

En , il reçoit le commandement du Centre d’expérimentation du Pacifique (CEA) et le commandement supérieur des forces armées françaises en Polynésie dans le Pacifique[6].

C’est dans le cadre de cette fonction qu’il a l’occasion de se baigner le 26 décembre 1981, dans le lagon de Mururoa, devant les journalistes et les caméras de télévision, pour les convaincre que les eaux ne sont pas polluées par les essais nucléaires français[7],[8].

Il est élevé au grade de vice-amiral en 1982.

Vie privée

Le , Jacques Choupin épouse à Rabat (Maroc) Renée Paulette Aimée Bertrand (1929-2012), diplômée de l’EPF (École polytechnique féminine), professeur de mathématiques.

Ils s’étaient rencontrés en 1952, elle professeur à Rabat et lui chef de la section marine à l’école de chasse sur la Base aérienne 708 de Meknès.

En 1966, il est pressenti pour être l’aide de camp du Général de Gaulle, alors Président de la République. Madame Yvonne de Gaulle s’y serait opposée, arguant de son mariage avec une femme divorcée.

Le couple a eu trois enfants :

  • Catherine, diplômée de l’École normale supérieure de Paris, agrégée de lettres classiques, professeur de classes préparatoires HEC, écrivain.
  • Christian, diplômé HEC.
  • Bertrand, diplômé de l’ESLSCA Paris.

Jacques Choupin meurt le à Toulon (Var) et est inhumé au cimetière du Malzieu-ville (Lozère). Son épouse Renée meurt le et est inhumée au côté de son époux.

Décorations

Hommage

Notes et références

Bibliographie

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