Remise du 1er Prix Jacques Thibaud en 1942,de gauche à droite : Firmin Touche, Gaston Poulet, André Asselin, Jacques Dejean (lauréat), Jules Boucherit, Jacques Thibaud, Jean Fournier.
Son père, Louis Dejean, était professeur de violon et violoniste au Grand Théâtre de Bordeaux; sa mère, Rose Fino, d'origine basque, était professeur de piano renommée. Après un premier prix de violon et un premier prix d'alto au Conservatoire de Bordeaux en 1936, Jacques Dejean intègre la classe de Jules Boucherit au Conservatoire de Paris, où il obtient le premier prix de violon, premier nommé. En 1942 il remporte le premier prix du Concours Jacques Thibaud (jury composé de Jacques Thibaud, Jules Boucherit, Gaston Poulet, Jean Fournier, André Asselin et Firmin Touche) l'année de sa fondation à Bordeaux (cf. photo).
Très jeune, il a été professeur aux conservatoires de Bordeaux et de Nantes. Ses cours de déchiffrage au Conservatoire national supérieur de musique de Paris ont été suivis par toute une generation de violonistes et d'altistes. Pédagogue révéré autant pour sa grande culture que pour sa gentillesse, il a porté de nombreux élèves jusqu'au plus haut niveau.
Son frère jumeau, Pierre Dejean, a été percussionniste et timbalier à la Radiodiffusion française de 1943 à 1974 avant de se consacrer entièrement à une carrière d'artiste peintre[5].
Jacques Dejean est enterré au Cimetière de La Chartreuse à Bordeaux aux côtés de son oncle André Fino, pianiste, compositeur et dessinateur de grand talent, mort prématurément pendant la Première Guerre.