Jacques Dixmier
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Jacques André Jean Dixmier |
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Dixmier trace (d), Conjecture de Dixmier, Dixmier mapping (d), Rellich-Dixmier theorem (d), Approximationssatz von Dixmier (d) |
Jacques Dixmier est un mathématicien français, né le à Saint-Etienne, qui a été membre du groupe Bourbaki[1].
Jacques Dixmier entre à l'École normale supérieure en 1942 ; il est reçu premier à l'agrégation de mathématiques en 1944[2] et intègre le CNRS en 1946. En 1948, sous la direction de Gaston Julia, il soutient une thèse intitulée Étude sur les variétés et les opérateurs de Julia avec quelques applications et en 1949 il est invité par Jean-Pierre Serre et Pierre Samuel à se joindre au groupe Bourbaki. Il enseigne à Toulouse, Dijon puis Paris[3]. Au début de sa retraite, il passe cinq ans à l'IHÉS.
Il est professeur honoraire de l'université Pierre-et-Marie-Curie.
Il est également l'auteur de deux recueils de nouvelles de science-fiction, L'Aurore des dieux (1993) et Le Septième arrhe (1995). Il est coauteur — avec Danye Chéreau et Alain Connes — de deux romans, Le Théâtre Quantique (2013)[4] et Le Spectre d'Atacama (2018)[5].
Son nombre d'Erdős est 1.
Travaux
Dans les Éléments de mathématique, Dixmier a travaillé sur les algèbres d'opérateurs. Il a écrit quelques-uns des ouvrages de référence sur ce sujet, et a introduit entre autres la trace de Dixmier (en) et la conjecture de Dixmier. Parmi ses élèves figurent Alain Connes[N 1], Michel Brion, Nicole Berline[N 2], Michel Duflo, Alain Guichardet[N 2] et Michèle Vergne[6].
Distinctions
- Orateur invité au congrès international des mathématiciens de 1966 à Moscou[7] et de 1978 à Helsinki[8]
- 1976 : prix Ampère de l'Académie des sciences
- 1992 : prix Leroy P. Steele
- 2001 : médaille Émile-Picard de l'Académie des sciences