Jacques Duboys-Fresney

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Élection3 mai 1936
CirconscriptionMayenne
Groupe politiqueFRP
Jacques Duboys Fresney
Fonctions
Député français

(5 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection 3 mai 1936
Circonscription Mayenne
Législature XVIe (Troisième République)
Groupe politique FRP
Prédécesseur Guy Menant
Successeur Circonscription supprimée

(17 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection 26 avril 1914
Réélection 16 novembre 1919
11 mai 1924
22 avril 1928
Circonscription Mayenne
Législature XIe, XIIe, XIIIe et XIVe (Troisième République)
Groupe politique NI (1914-1919)
ERD (1924-1928)
URD (1928-1932)
Prédécesseur Christian de Villebois-Mareuil
Successeur Guy Menant
Maire d'Origné

(38 ans)
Prédécesseur Pierre Helbert
Successeur Albert Leroux
Conseiller général de la Mayenne

(33 ans)
Circonscription Canton de Château-Gontier
Prédécesseur Étienne Albert Duboys Fresney
Biographie
Nom de naissance Jacques Étienne Albert Duboys-Fresney
Date de naissance
Lieu de naissance Château-Gontier
Date de décès (à 83 ans)
Lieu de décès Château-Gontier
Nationalité Française
Parti politique FR
Père Étienne Albert Duboys Fresney
Profession Agriculteur

Image illustrative de l’article Jacques Duboys-Fresney

Jacques Duboys Fresney, né le à Château-Gontier et mort le à Château-Gontier[1], est un homme politique français. Il est maire d'Origné de 1907 à 1945, conseiller général de la Mayenne de 1907 à 1945, et député de la Mayenne à plusieurs reprises.

Origine

Fils et petit-fils de sénateurs, il est propriétaire-agriculteur, conseiller municipal et maire d'Origné de 1907 à 1931. Il effectue de brillantes études au Lycée Sainte-Croix[2] du Mans dirigé par la Congrégation de Sainte-Croix. Il est aussi un ancien élève de l'École pratique libre d'agriculture de Genech[2]. En 1904, il épouse Melle Lemoine, en l'église de Saint-Servan, dont il a 7 enfants[2].

Carrière politique

Après s'être fixé à Château-Gontier, il devient maire d'Origné en 1908[2]. À la mort de son père Étienne Albert Duboys Fresney, en 1907, il devient conseiller général du canton de Château-Gontier où il remplit de suite le rôle de secrétaire[2]. Joseph Guédon, gendre du directeur de La Gazette de Château-Gontier devient alors son secrétaire particulier, jusqu'à son décès en 1923[3].

Il est appelé à prendre la succession de Christian de Villebois-Mareuil, démissionnaire[2], aux élections législatives de 1914[4]. La violence avec laquelle il fut alors combattu donna une signification très particulière au succès de sa candidature[4]. Élu député , comme candidat d'alliance catholique; il est inscrit au Groupe des Indépendants. Il ne siège que quelques semaines au Parlement avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale[2].

Première guerre mondiale

Secrétariat social

Il organise alors, avec l'aide de Joseph Guédon, un secrétariat social avec permanence au chef lieu de de sa circonscription[4]. Il sut par la suite concilier ses devoirs de député avec sa vie de soldat en organisant ce secrétariat social avec permanence[4]. Par la précision rigoureuse de sa correspondance abondante [5] et l’efficacité de ses interventions, il assura à ses commettants, durant quatre années, une présence apparente et des services éminents[6].

Rôle dans le conflit

Mobilisé durant la Première Guerre mondiale, il débute comme simple soldat[7] le [2], puis successivement comme attaché et adjoint à l’Intendance au 21e corps d'armée et au 12e corps d'armée sur le Front de Champagne[2] tout en conservant son rôle de député. Il remplit dans la zone avancée du Front plusieurs missions périlleuses notamment le lors de la Bataille de la Somme et les et sur l'Aisne. Il prend part aux opérations de ravitaillement de la Gare de Soissons le lorsque celle-ci est fortement bombardée. Vers 1918[8], il rejoint ensuite le Front en Italie[7]

Il obtient la croix de guerre[1] italienne[2], et la Médaille interalliée[2]. Il est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur dans la promotion Fayolle[2] en juin 1920.

Mutualisme et Éducation physique

Mutualiste convaincu, il préside la société L’Assistance mutuelle de Château-Gontier depuis 1908[7] , ainsi que celle de quatre communes : Loigné, Saint-Sulpice, Houssay et Origné[4]. Il se fait à l’Assemblée départementale le champion de la Mutualité sous quelque forme qu'elle s’organise. Il préside pendant plusieurs années la Caisse de Crédit agricole départementale fondée par son père Étienne Albert, ainsi que le comice agricole de Château-Gontier depuis 1908[7]. Il est un des fondateurs du stud-book du percheron mayennais.

Propagateur de l’éducation physique, il s’attache à la création et au fonctionnement de sociétés et de fédérations sportives et d’éducation militaire, dont il assume la présidence. Il est à l'origine en 1906 de la société de gymnastique La Villebois-Mareuil[9].

Député de la Mayenne

En 1919, il retrouve sa place de député, où il figure alors sur la liste de Maurice Dutreil lors des Élections législatives de 1919, et s'inscrit dans le groupe de la Fédération républicaine[2]. Son mandat est renouvelé jusqu'en 1932[2]. Membre de la Commission des douanes et de la Commission de l'armée, il présenta plusieurs propositions de loi visant à assainir les finances publiques et à venir en aide aux familles nombreuses[1]. Dès 1919, il réclame la révision des Usages Ruraux. Il est membre de la Commission de Prévoyance sociale et des Postes et Télégraphes. Il fut, un des premiers, adhérents aux Groupes de la Défense paysanne, des Familles nombreuses et des Mutilés et Réformés de guerre[4]. Il présenta de nombreuses propositions de loi[1], notamment pour : attribuer des bureaux de tabac aux veuves et orphelins de militaires tombés au combat durant les hostilités ; prélever des fonds pour la défense nationale sur les indemnités des parlementaires et les salaires de certains fonctionnaires ; accorder des billets de train à tarif réduit aux familles nombreuses ; et soutenir l'agriculture[1].

Comme Conseiller général, il a fait adopter un nombre considérable de vœux et des projets importants, en tête desquels figurent la construction d’un Frigorifique et la jonction de la Mayenne et de l'Orne par un canal navigable[4].

Il est réélu aux élections législatives de 1924 sur la liste du Cartel d'union nationale et républicaine, il est au groupe de l'Union républicaine démocratique[1]. Membre de la Commission des comptes définitifs et des économies, ainsi que de la Commission des douanes et des conventions commerciales, il se concentra principalement sur ses travaux de commissaire au cours de cette législature[1].

Il est réélu aux élections législatives de 1928. Membre des mêmes commissions que lors de la législature précédente, il présenta une proposition de loi pour rétablir la sous-préfecture et le tribunal dans sa ville de Château-Gontier[1]. Il fut rappelé à l'ordre par le président de la Chambre pour avoir interrompu le discours de Léon Blum le en s'écriant : Vous êtes un Juif ![10].

La Gazette de Château-Gontier

« Il est trop dangereux de mettre le doigt dans l'engrenage du Front Populaire. »

Il échoue aux élections législatives de 1932 contre Guy Menant, mais retrouve son siège aux Élections législatives de 1936 contre Georges Hoog, où les Castrogontériens votent à l'inverse de la majorité des français[11]. Il profite alors d'une campagne de presse éloignée de toute impartialité[11].

Il est inscrit au groupe de la fédération républicaine de France. Il siégea à la Commission des comptes définitifs et des économies, ainsi qu'à celle des postes, télégraphes et téléphones, en s'attachant principalement aux questions agricoles[1].

Seconde guerre mondiale

Jacques Duboys-Fresney, Eugène Pébellier, Jean Ybarnégaray et Jean-Louis Tixier-Vignancour provoquent un incident en protestant contre la présence de quatre communistes venant siéger à l'Assemblée nationale le (Fernand Grenier, André Mercier et Charles Michels, Raymond Guyot)[12] (Liste des parlementaires communistes déchus de leur mandat en 1940).

Jacques Duboys-Fresney vote en 1940 les pouvoirs constituants au maréchal Philippe Pétain. Après le vote des pleins pouvoirs constituants à Philippe Pétain, le Dictionnaire des parlementaires de 1940 à 1958 indique que Jacques Duboys-Fresney se consacre à l'éducation de son benjamin parmi ses sept enfants, puis à celle de sa petite-fille orpheline[13].

Jacques Duboys-Fresney est nommé en 1943 membre du Conseil départemental. Il demeure maire d'Origné jusqu'à la Libération de la France. Ses dernières années sont assombries par des deuils, dont son gendre le Capitaine André du Faye de Choisinet, mort en Indochine[14].

Après la Libération de la France, il est déclaré inéligible après consultation du Comité départemental de libération de la Mayenne (alinéa c de l'article 18 de l'Ordonnance portant organisation des pouvoirs publics en France après la Libération). Par sa décision du , le Jury d'honneur décide de maintenir l'inéligibilité qu'il subissait en raison de son vote en faveur sur la Loi constitutionnelle du 10 juillet 1940[13]. Il se retire alors de la politique.

Ascendance & postérité

Notes et références

Sources

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