Fils d'Oswald Durand et d'Armance Baudot, il naît le en Guinée, où son père exerce alors la fonction d'administrateur colonial[2]. Il a une sœur, Yvette, de cinq ans son aînée[2].
Son père devenant chef adjoint du cabinet du président Albert Lebrun dans les années 1930, sa famille se réinstalle à Paris alors qu'il est encore enfant[2],[3]. Son père est mis en retrait de ses fonctions administratives lors de l'avènement du régime de Vichy: Jacques Durand, à peine majeur, s'engage alors dans la Résistance[4]. En cela, il est soutenu par son père[4]. Il entre par la suite à l'École nationale de la France d'outre-mer, dont il ressort diplômé après avoir publié en 1946-1947 un mémoire d'ethnologie consacré aux guerriers du Boutilimit et aux Hormas dans la région du Trarza en Mauritanie[5],[6].
Carrière administrative
Il commence sa carrière en tant qu'administrateur de la France d'outre-mer[5]. En 1966-1967, il devient collaborateur d'Edgard Pisani au ministère de l'Équipement et dirige à partir de 1968 la publication de la «Documentation française, Travaux et recherches de prospective»[5]. En 1970, il est affecté à l'inspection générale de l'équipement, avant d'entrer à la Délégation à l'aménagement du territoire et à l'action régionale (DATAR), où il devient directeur des études[5],[7]. Dès lors, il est notamment responsable du «Système d'Etude pour l'élaboration du Schéma d'Aménagement de la France» (SESAME), dont l'objectif principal est d'anticiper les besoins futurs du pays en matière d'aménagement du territoire, incluant les sujets liés à l'énergie, l'agriculture, les transports et les télécommunications[8]. La DATAR est alors dirigée par Jérôme Monod, dont il devient un proche collaborateur[9]. En 1979, il est nommé chargé de mission à l'agence de coopération et d'aménagement où il s'occupe tout particulièrement des questions relatives aux grands projets d'aménagement et aux transferts de technologie[5].
En 1991, il est nommé président du comité technique radiophonique de Paris au sein du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA)[13]. À ce titre, il s'occupe notamment des questions d'attribution des fréquences radio en région Île-de-France, dans le département de l'Oise et dans la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon[13]. Il est réélu à ce poste en 1994[14], mais ne mènera pas à terme ce second mandat. Il décède dans le 5earrondissement de Paris le , âgé de 72 ans[1].
Officier de l'ordre national du Mérite, décoration décernée par le Premier ministre (Raymond Barre) en tant qu'inspecteur général de l'équipement, chargé de mission à la délégation à l'aménagement du territoire et à l'action régionale. Publié au Journal officiel du [17].