Jacques Gaultier
luthiste et compositeur français
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Jacques Gaultier, ou Gautier, également connu sous le nom de Gaultier d'Angleterre, est un luthiste et compositeur français né à la fin du XVIe siècle et mort au XVIIe siècle (avant 1660).
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Vers |
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Musicien, compositeur, luthiste |
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Biographie

Jacques Gaultier n'a probablement pas de lien de parenté avec Denis et Ennemond Gaultier, ni avec Pierre Gaultier ou Pierre Gautier, tous luthistes et compositeurs[1].
Jacques Gaultier quitte la France en 1617 après un duel lors duquel un gentilhomme trouve la mort[1],[2],[3].
Il se réfugie en Angleterre, où il est attaché à la cour à partir de 1625, au service de Gerorge Villiers, duc de Buckingham, et du roi Charles Ier[1].
Musicien réputé, il est par exemple complimenté en 1622 sur son jeu par Constantijn Huygens, qui correspond avec lui[1],[3].
En 1627, Gaultier est emprisonné à la Tour de Londres et torturé pour avoir tenu des propos licencieux sur le roi Charles, son mécène le duc de Buckingham et la reine Henriette-Marie, à qui il enseigne le luth[1].
Il retrouve les faveurs du roi d'Angleterre vers 1629, lorsqu'il pose pour le portraitiste Jan Lievens[1]. Il se rend aux Pays-Bas en 1630, puis à Madrid, où il se produit devant la cour. Il est probable qu'il serve également de modèle à Antoine van Dyck pour son portrait d'homme avec un luth, tableau qui se trouve aujourd'hui au musée du Prado[1],[3].
De retour en Angleterre, Jacques Gaultier participe notamment au masque The Triumph of Peace en 1634 et à Britannia Triumphans en 1637[1],[2],[3].
Il est mentionné dans les archives de la cour jusqu'en 1649 environ, et son poste est confié à John Rogers lors de la Restauration Stuart en 1660[1]. On suppose qu'il meurt avant cette date[1].
Comme compositeur, plusieurs de ses œuvres ont été retrouvées dans des manuscrits[1]. Vers 1690, René Milleran fait figurer Jacques Gaultier au nombre des compositeurs les plus importants pour le luth[3].
Le musicologue Philippe Vendrix relève que « son style se distingue de celui de ses contemporains en France par l'usage d'un douzième chœur, une texture moins dense, des mouvements harmoniques non en usage sur le continent[2] ».