Jacques Gestalder
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Geneviève Zang, Audrey Cricco, Sandrine Follère |
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Jacques Gestalder né le à Ivry-sur-Seine et mort le à La Charité-sur-Loire est un sculpteur français.

En 1934, Jacques Gestalder entre à l'école nationale supérieure des beaux-arts de Paris pour étudier la sculpture dans l'atelier de Robert Wlérick. En 1938, il est nommé sociétaire du Salon d'automne.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il devient résistant mais il est capturé et déporté. Durant son emprisonnement, il devient ami avec Marcel Dassault[1]. À son retour de captivité, il fonde avec Joseph Rivière, Denys Chevalier et Antoniucci Volti le Salon de la jeune sculpture.
En 1950, il s'installe Villa Buzenval à Boulogne-Billancourt sur un terrain où il construit lui-même, en suivant les conseils de Le Corbusier, maison et atelier[1]. En 1960, sa femme Jacqueline l'y rejoint et par la suite leur fille Sylviane, devenue styliste et artiste peintre[2], s'est spécialisée dans la décoration d'intérieur[3].
Jacques Gestalder est également membre fondateur et organisateur du Salon Comparaisons de 1955 à 1990, ainsi que du Salon Formes humaines créé en 1963.
Passionné par la tradition celtique, il écrit des poèmes et des pièces de théâtre sur le roi Arthur et Merlin l'Enchanteur, et devint grand druide au sein du Collège Druidique des Gaules[1].
Il est mort le .
Son œuvre
L'œuvre de Jacques Gestalder est composée de portraits de personnalités, de sculptures autour du milieu de la danse classique et d'œuvres monumentales.
En haut de l'escalier conduisant au musée est exposée depuis 1990 la statue en bronze du danseur étoile Alexandre Kalioujny sculptée par Jacques Gestalder qui le montre dans un saut des Danses polovtsiennes du Prince Igor.
Il réalise les bustes de nombreuses personnalités, dont beaucoup deviennent ses amis, parmi lesquels :
- Le Corbusier, Boulogne-Billancourt, musée des Années Trente ;
- Jean Cocteau, Menton, musée Jean Cocteau collection Séverin Wunderman, Paris, Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou et Paris, Institut de France grand salon d'accueil ;
- Louis de Broglie, Paris, Académie des sciences de l'Institut de France ;
- Paul Claudel, Fonds national d'art contemporain géré par le Centre national des arts plastiques[4] ;
- Jacques Hébertot ;
- François Mitterrand ;
- L'abbé Pierre.
Également passionné de danse classique, il épouse la danseuse Jacqueline Romier en 1963 et réalise les sculptures des danseurs étoiles :
- Lycette Darsonval, bronze, Neuilly-sur-Seine, Fondation Bettencourt Schueller ;
- Claire Sombert, localisation inconnue ;
- Wilfride Piollet, localisation inconnue ;
- Claire Motte, localisation inconnue ;
- Alexandre Kalioujny, 2005, Paris, bibliothèque-musée de l'Opéra.
Il réalise aussi des sculptures monumentales :
- Le Sagittaire, Yerres, parc de l’hôtel de ville ;
- L’Amour connaît, Saint-Cloud, lycée Alexandre-Dumas ;
- Les Nageurs du cosmos, Rueil-Malmaison ;
- La Seine et l’Oise, Conflans-Sainte-Honorine ;
- Saint Jean (portail) et Sainte Geneviève sauve Paris des Huns (façade sud), 1949, Neuilly-sur-Seine, église Saint-Pierre ;
- Le Couple, Boulogne-Billancourt, dans les réserves[Lesquelles ?] ;
- Fontenay-le-Comte, lycée polyvalent François Rabelais ;
- Philéas Lebesgue, Beauvais, square situé en face du 10 boulevard du Général de Gaulle ;
- Athlète vainqueur et Discobole, Paris, Insep.