Lycée Lakanal

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Fondation 1885
Code UAI 0920145H
Proviseur Éric Allies-de-Gavini
Lycée Lakanal
Description de cette image, également commentée ci-après
Le bâtiment de l’administration.
Histoire et statut
Fondation 1885
Type Établissement scolaire
Administration
Code UAI 0920145H
Proviseur Éric Allies-de-Gavini
Étudiants 1 068 et 1 062
Localisation
Ville Sceaux
Pays Drapeau de la France France
Site web citescolairelakanal.fr
Coordonnées 48° 46′ 36″ nord, 2° 18′ 19″ est
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-Seine
(Voir situation sur carte : Hauts-de-Seine)
Lycée Lakanal
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Lycée Lakanal

Le lycée Lakanal[1] est un établissement d’enseignement secondaire et supérieur de Sceaux (Hauts-de-Seine) accueillant un collège, un lycée et des classes préparatoires aux grandes écoles[2].

Créé en 1885, au début de la Troisième République, il avait pour mission initiale de former des jeunes scolairement doués, mais physiquement fragiles[3], en leur offrant un établissement d’excellence dans un cadre bucolique (un « lycée à la campagne »).

Il bénéficie de fait encore d’un vaste parc dont certains arbres sont d’essence rare et centenaires. Le lycée accueille une section pôle espoirs rugby.

Lycée

Construit en 1882 par l'architecte Anatole de Baudot, le lycée est inauguré en 1885 et inscrit aux monuments historiques depuis 2001[4]. Il doit son nom au conventionnel Joseph Lakanal, qui proposa à la Convention nationale la fondation de plus de 20 000 écoles et de l'INALCO en 1794.

Le lycée en 1900 (carte postale).

Son architecture est inspirée du lycée Michelet (Vanves)[réf. nécessaire]. Le parloir de l’établissement est décoré d’une fresque monumentale (environ 4,5 × 15 mètres) du peintre Octave Denis Victor Guillonnet, Les Félibres assistant à la première partie de rugby dans le parc du lycée, peinte en 1899 et classée.

C'était un lycée de garçons qui comportait également des classes primaires et préparatoires (vétérinaire, entre autres). Il était à l'origine fréquenté par des élèves parisiens, qui embarquaient depuis la gare de Denfert-Rochereau. Sa création à la campagne répond aux idées hygiénistes de l'époque, influencées par l'idéal bucolique anglais[5].

L'historien Marc Le Cœur note ainsi que « les contemporains [le] considèrent à juste titre comme le plus moderne, le plus arboré, le plus anglais aussi des lycées français ». Destiné à accueillir environ 700 élèves, majoritairement pensionnaires, il n'en compte finalement que 400 à la fin du XIXe siècle. S'il parvient à finalement scolariser 672 élèves, on ne compte que 292 internes, alors que le régime de l'internat séduit au fil du temps de moins en moins les familles[6].

Les classes primaires bénéficiaient, comme au secondaire, de professeurs de sport, dessin, musique avec instrument.

Pendant la Première Guerre mondiale, le lycée Lakanal est transformé en hôpital auxiliaire sous le numéro 219. Dans le parc du lycée, les élèves rencontrent les infirmières en blouses blanches ou les blessés amputés (comme Blaise Cendrars) ou se déplaçant avec des cannes. Les cours sont toutefois maintenus. Pendant l’année scolaire 1916-1917, 16 des 26 élèves de la classe de première supérieure partent à la guerre en cours d’année. 174 anciens élèves sont indiqués sur le monument aux morts du lycée, œuvre du sculpteur Albert Pouthier. Parmi eux Charles Péguy, les quatre fils du président Paul Doumer, l’écrivain Alain-Fournier[7].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le lycée Lakanal est de nouveau transformé en hôpital par le gouvernement français et ses élèves sont envoyés au lycée Marie-Curie (Sceaux) pendant la période de la « drôle de guerre » de à . 79 soldats français y décèdent entre le et le , jour de la prise de commandement allemand à Sceaux[8]. Il est alors transformé en hôpital militaire allemand, tout en accueillant lycéens de Lakanal et lycéennes de Marie-Curie[9], dont le lycée est entièrement occupé par l'état-major de la Luftwaffe, chargée des aérodromes de Villacoublay et de Toussus. Les élèves, lors des alertes aériennes, doivent se réfugier dans des abris[10]. Selon une légende, il existerait des souterrains reliant les deux écoles et permettant la fuite de familles juives durant la guerre[réf. souhaitée].

En 1947, le ministère de l’Éducation nationale installe une annexe du lycée Lakanal dans le château de Savigny-sur-Orge, qui deviendra par la suite le lycée Jean-Baptiste-Corot[11]. En 1958, une autre annexe est créée à Antony, le futur lycée Descartes. La mixité est établie en 1971, comme ce fut le cas pour le lycée Marie-Curie de Sceaux, à l'origine destiné aux jeunes filles. L'annexe du lycée Marie-Curie créée à Châtenay-Malabry en 1960 devient ensuite l'annexe du lycée Lakanal, avant de prendre son indépendance sous le nom de lycée Emmanuel-Mounier. En 1983, le lycée Lakanal est le premier, avec le lycée Henri-IV, à accueillir une classe préparatoire lettres et sciences sociales, dite « B/L ».

Il est possible, sur la continuité de ces apprentissages au collège, de pratiquer  en plus de l'anglais  le russe, l'allemand, l'italien, l'espagnol, l'arabe, le grec et le latin.

En 2017, le lycée se classe 21e sur 52 au niveau départemental quant à la qualité d'enseignement, et 661e sur 2 277 au niveau national[12] avec un taux de réussite au bac de 97 %.

Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui ont obtenu le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la « valeur ajoutée », calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet[13].

Sections

Trois niveaux d’enseignement cohabitent au sein du lycée Lakanal : le collège, le second cycle et les classes préparatoires aux grandes écoles (littéraires, scientifiques, économiques et commerciales), pour un total de 2500 élèves.

Une annexe du lycée, située au sein de la clinique médicale et pédagogique Dupré, scolarise des adolescents souffrant de troubles psychiatriques[14],[15].

Classement des CPGE

Le lycée abrite des CPGE littéraires (khâgnes A/L, B/L, et LSH), économiques et commerciales (ECS), et scientifiques (MPSI, PCSI, MP, PC, PSI, BCPST).

Le classement national des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) se fait en fonction du taux d'admission des élèves dans les grandes écoles. En 2015, L'Étudiant donnait le classement suivant pour les concours de 2014 :

Filière Élèves admis dans
une grande école*
Taux
d'admission*
Taux moyen
sur 5 ans
Classement
national
Évolution
sur un an
ECS[16] 20 / 46 élèves 44 % 35 % 12e
sur 95
en augmentation 3
Khâgne A/L[17] 2 / 45 élèves 4 % 5 % 12e
sur 41
=
Khâgne B/L[18] 17 / 45 élèves 38 % 25 % 3e
sur 22
en augmentation 2
Khâgne LSH[19] 11 / 66 élèves 17 % 11 % 5e
sur 73
en augmentation 5
MP / MP*[20] 0 / 42 élèves 0 % 3 % 114eex-æquo
sur 114
en diminution 67
PC / PC*[21] 34 / 98 élèves 35 % 28 % 9e
sur 110
en augmentation 2
PSI / PSI* [22] 20 / 40 élèves 50 % 44 % 9e
sur 120
en augmentation 1
BCPST[23] 31 / 92 élèves 34 % 37 % 34e
sur 53
en diminution 11
Source : Classement 2015 des prépas - L'Étudiant (Concours de 2014).
* le taux d'admission dépend des grandes écoles retenues par l'étude. En filières ECE et ECS,
ce sont HEC, ESSEC, et l'ESCP. Pour les khâgnes, ce sont l'ENSAE, l'ENC, les 3 ENS, et 5 écoles
de commerce (HEC, ESSEC, ESCP, EM Lyon et EDHEC). En filières scientifiques, ce sont un panier
de 11 à 17 écoles d'ingénieurs qui ont été retenus selon la filière (MP, PC, PSI, PT ou BCPST).

Personnalités liées au lycée

Proviseurs

  • 06/1885-10/1892 : Alphonse Fringnet (1844-1911)[24]
  • 1896-1902 : Charles Staub (1844-1918)[25]
  • 1902-03/1904 : Hippolyte Bazin de Bezons (1855-1904), mort en poste[26]
  • 04/1907-09/1909 : Georges Ferté (1864-)[27],[28]
  • 1909-1918 : Louis Daux (1863- )[29],[28]
  • 1918- : Alexandre Maluski[28]
  • 1922- : Eugène de Ribier (1867-1943)[30]
  • 1927-1928 : Bruel[29]
  • 1929-1930 : Clermont[29]
  • 1930-07/1933 : Paul Bouchy[29]
  • 07/1933-07/1936 : Émile Jolibois (1885- )[31]
  • 1937-1947 : Jean Guillon (1886-1972)[32]
  • 10/1948-1956 : Léonce Bacuvier (1900-1963)[33]
  • 1955-1957 : Jean Brun (1919-1994)
  • 1957-1962 : Delfosse[29]
  • 1963-08/1966 : Jacques Crappier[29]
  • 09/1966-11/1966 : Jean Malrieu[29]
  • 12/1966- : Georges Guillemin, par intérim[29]
  • 1967-1972 : Georges Caillaud (1907-1990)[29]
  • 1973-1982 : Pierre Lajeunie (1920-2005)[34]
  • 1985-1990 : François Morel[29]
  • 1990-11/1994 : Michel Daubet[29]
  • 11/1994-1995 : Dominique Leroux, par intérim[29]
  • 1995-2003 : Marc Sackur[29]
  • 2003-2011 : Jean-Lucien Champigny
  • 2011-2016 : Martine Breyton
  • 2016-2019 : Patrick Fournié
  • 2019-2024 : Corinne Raguideau
  • Depuis 2024 : Éric Allies-de-Gavini

Professeurs

Par ordre alphabétique

Élèves

Classe de khâgne en 1904-1905 : premier rang, deuxième à gauche, Jacques Rivière. quatrième rang, premier à droite, Alain-Fournier.

Par ordre chronologique

Association des anciens élèves

L'Association des amis et anciens élèves du lycée Lakanal (AAAELLK)[37] propose un annuaire des anciens ainsi qu'un annuaire d'hébergements pour les étudiants de classes préparatoires, et publie régulièrement une lettre d'information.

Le lycée dans les médias

Notes et références

Voir aussi

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