Jacques Laumosnier
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Un apprentissage aux Gobelins
Né en 1669 ou peu avant, Jacques Laumosnier appartient à une famille d'artisans aisés originaires de Clichy-la-Garenne et Paris. Il réalise sans doute son apprentissage à la manufacture des Gobelins, dirigée par les peintres Charles Le Brun et Adam Frans van der Meulen, puis, après 1690, par leur successeur Jean-Baptiste Ier Martin. C’est probablement auprès de ce dernier qu’il apprend la peinture historiée. Il est reçu maître peintre le et intègre l’Académie de Saint-Luc, communauté regroupant les maîtres peintres et sculpteurs parisiens[1].
Peintre du maréchal de Tessé



Il est choisi par le maréchal René de Froulay de Tessé pour peindre les deux premiers tableaux qu’on connaît de lui, réalisés d’après des cartons de haute lisse des Gobelins : L’Entrevue de Louis XIV et de Philippe IV dans l’Île des faisans et Le mariage de Louis XIV et Marie-Thérèse d’Autriche à Saint-Jean-de-Luz. Laumosnier réalise pour son protecteur neuf grands tableaux représentant les évènements marquants de la vie du maréchal.
Peintre du roi
À partir de 1718 Jacques Laumosnier se pare du titre de peintre du roi. Il semble collaborer avec les peintres de fleurs Jean-Baptiste Belin père et fils, connus pour avoir exercé dans différentes résidences royales telles que Saint-Germain, Fontainebleau ou encore Versailles. Mais les œuvres que Laumosnier a réalisées pour le roi restent à identifier.
Peintre au service de l’aristocratie et de la bourgeoisie
Après la mort en 1725 de son protecteur, Jacques Laumosnier reçoit diverses commandes privées. Il participe, sans doute sous la direction d’Augustin-Oudart Justinat, à la décoration du château d’Ermenonville. Il réalise aussi des portraits à la manière de Hyacinthe Rigaud, le peintre le plus en vogue à cette époque, pour de riches aristocrates ou bourgeois tels que l’évêque d’Arras François de Baglion de La Salle ou le financier Jean-Baptiste Petit-de-Saint-Lienne.
Professeur à l’Académie de Saint-Luc
En 1735 il exerce comme professeur à l’Académie de Saint-Luc. À la date de son dernier acte connu, en 1744, Jacques Laumosnier est âgé de plus de 75 ans et n’exerce plus. Il meurt sans doute peu après.
