Leps entra au 9erégiment de hussards, le en tant que soldat de 2eclasse. Il est promu au grade de brigadier, le . Le , il est envoyé sur le front avec son régiment. Il va connaitre alors une série de promotions rapides. Un mois plus tard, le , il est nommé maréchal-des-logis. Le , il est transféré au 1errégiment de Hussards. Le , il devient aspirant. Le , il passe sous-lieutenant.
Gravement blessé au combat dans l'entonnoir E bis du secteur du fortin de Beauséjour, le , il est cité à l'ordre de l'armée sur proposition du Capitaine de Saint Seine commandant le 1er Escadron du 1er Hussard que commandait alors le père de Jacques Leps. Le , il intègre l'Aéronautique Militaire en tant qu'observateur/fusillier[3].
Service dans l'aviation
Récit de la victoire la "plus pure" du Lieutenant-colonel Leps
Dans un premier temps, Leps est affecté à l'Escadrille N67 (le 'N' signifiant que ses pilotes volaient sur des Nieuports). Le , il est envoyé suivre sa formation de pilote à Ambérieu. Il obtient le brevet de pilote militaire no4312 le . Le , il est affecté à l'Escadrille N81[3].
Jacques Leps remporte ses premières victoires aériennes le , en abattant un avion de reconnaissance allemand Albatros et un autre biplace non-identifié. Le , il reçoit la Légion d'honneur et est cité pour ces victoires.Toutes commandes coupées par les balles ennemies, à plus de 3 000 mètres d'altitude, il s'écrase avec son appareil entre les deux tranchées de première ligne le . Il s'en sort indemne, refuse d'être évacué à l'arrière et reçoit la médaille du combattant volontaire. Le , il remporte une nouvelle victoire sur un avion allemand[2]. Une semaine plus tard, le , Leps est promu lieutenant[3]. Il remportera deux nouvelles victoires en 1917, qu'il partage avec Marcel Hugues et André Herbelin[4].
Le , Leps est nommé commandant de l'Escadrille 81, qui reçoit pour l'occasion quatre SPADs supplémentaires[3]. Il remporte une nouvelle victoire le . En , il fait équipe avec Gabriel Guérin et Paul Santelli(en) pour abattre trois ballons d'observation allemands et un Albatros[2]. Le , il reçoit la Military Cross britannique. Le , il partage une nouvelle victoire sur un ballon d'observation avec Pierre Cardon(en). Le , il remporte seul sa cinquième victoire sur un ballon d'observation[2]. Pour le récompenser de ses douze victoires, il est promu au grade de capitaine le .
Grand passionné de tennis, il est connu dans le milieu pour avoir été juge de ligne à Roland-Garros de 1928, date d'inauguration du stade, jusqu'en 1976. Il a donné son nom a la ligne qu'il a jugée, située à la droite de la chaise de l'arbitre. Il met fin à ses fonctions en 1977 quand le juge-arbitre Jacques Dorfmann lui informe que la limite d'âge a été fixée a 70 ans alors qu'il en avait 84[5]...
David Méchin, "Jacques Leps, un hussard chez les lévriers", article paru dans la revue AVIONS no194 ().
(en) Norman Franks, Over the front: a complete record of the fighter aces and units of the United States and French Air Services, 1914-1918, Londres, Grub Street, (ISBN978-0-948817-54-0 et 0-948-81754-2, lire en ligne).