Marcel Hugues

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Décès (à 90 ans)
Hôpital de Fontainebleau
AllégeanceDrapeau de la France France
ArmeInfanterie, aviation
Marcel Anatole Hugues
Naissance
Belfort
Décès (à 90 ans)
Hôpital de Fontainebleau
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Infanterie, aviation
Grade Lieutenant-colonel
Années de service 1910 – 1933
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Distinctions Légion d'honneur (Commandeur),
Médaille militaire,
Croix de guerre avec huit palmes et une étoile de vermeil
Military Cross britannique
À ne pas confondre avec Marcel Hug, champion d'athlétisme handisport suisse.

Marcel Anatole Hugues (né le à Belfort, mort le à Fontainebleau) est un as de l'aviation français de la Première Guerre mondiale. Il prend part à la Seconde Guerre mondiale en tant que commandant du Groupe de Chasse II/5 pendant la campagne de France[1].

Dans l'infanterie

Le , Marcel Hugues s'engage comme volontaire dans l'armée française, pour une période de trois années. Il passe la plus grande partie de son service au 23e régiment d'infanterie, avant d'être transféré - le - au 172e régiment d'infanterie. Le , il se réengage pour deux années supplémentaires. Le , il est envoyé au 407e régiment d'infanterie. Le , il est transféré au Groupe d'Aviation d'Avord[2].

Pendant ses cinq années passées dans l'infanterie, Marcel Hugues connait un certain nombre de promotions rapides – promu au grade de caporal le , il devient sergent le , sergent fourrier le , sergent-major le , adjudant 24 jours plus tard, et finalement sous-lieutenant le [2].

Dans l'aviation

À Noël 1915, Marcel Hugues est confirmé dans son statut d'officier. Le , il est envoyé dans l'Escadrille MF 22 (le 'MF' signifiant que les pilotes de l'escadrille volent avec des avions Farman). Le , il est envoyé à l'entraînement à Pau. Le , il obtient le brevet de pilote militaire no 1260. Le , il rejoint l'Escadrille N77, et vole avec des Nieuport[2]. Il remporte sa première victoire le [3]. Il rejoint l'Escadrille N97 le . Avec cette escadrille, il remporte deux nouvelles victoires, dont la dernière est partagée avec Armand Pinsard, le [3]. Le , il est transféré à l'Escadrille N81[4].

Le , il abat pour la première fois un ballon d'observation allemand (drachen). Il remporte par la suite une série de sept victoires, partagées avec Jacques Leps, Gabriel Guérin, André Herbelin, entre autres. Hugues termine l'année 1917 par une dixième victoire, le [3],[4].

Après avoir été promu au grade de lieutenant le , il devient capitaine, le [4]. Entre-temps, le , il est nommé commandant de l'Escadrille Spa95 ('Spa' signifiant que ses pilotes volent en SPAD). À ce poste, il remporte deux nouvelles victoires, le et le . Il finira la guerre avec douze victoires homologuées et quatre victoires probables.

Entre-deux-guerres et Seconde Guerre mondiale

Marcel Hugues reste dans l'armée à la fin de la guerre, jusqu'à sa retraite en 1933.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il reprend du service en tant que commandant du Groupe de Chasse II/5. Son groupe, qui volait sur des Curtiss P-36 Hawk pendant la campagne de France, abat au moins soixante avions ennemis en perdant deux pilotes[4].

Hugues finira sa carrière militaire avec le grade de lieutenant-colonel. Il est fait Commandeur de la Légion d'honneur. En plus de la Médaille militaire, il s'était vu remettre la Croix de guerre avec huit palmes et une étoile de vermeil, ainsi que la Military Cross britannique[4].

Références

Liens externes

Ouvrages

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