Jacques Mercanton (écrivain)
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Jacques Mercanton, originaire de Cully et Riex, entreprend des études de lettres à l'Université de Lausanne où il obtient son doctorat. Il fait ensuite plusieurs séjours à Paris entre 1933 et 1935 pour y suivre des cours à la Sorbonne et au Collège de France. À cette occasion, il rencontre James Joyce avec qui il travaille pendant quelque temps et à qui il consacrera en 1967 un ouvrage intitulé Les Heures de James Joyce, qui sera traduit en anglais, en italien, en espagnol et en allemand.
Il fait des séjours fréquents à Paris, puis en Allemagne, à Londres, en Espagne et en Tchécoslovaquie. De 1938 à 1940, il est lecteur à l'Université de Florence. Après être rentré à Lausanne, il enseigne le français au Collège classique jusqu'en 1955, puis est appelé à la chaire de littérature française de l'Université de Lausanne, où il sera professeur jusqu'à sa retraite en 1979.
Son premier recueil de nouvelles, Le secret de vos cœurs, paraît en 1942 après qu'il a soutenu sa thèse en 1940[2]. Puis il publie plusieurs romans, dont le premier, Thomas l’incrédule, reçoit le Prix Rambert en 1943[3]. Suivront Le Soleil ni la mort en 1948, De peur que vienne l'oubli en 1962, le recueil de "récits italiens" La Sibylle en 1967, puis L'Été des Sept-Dormants en 1974[4], son œuvre principale récompensée notamment par le Prix C.F. Ramuz en 1975, le Prix de la Ville de Lausanne en 1982 et le Prix Gottfried Keller en 1988.
Il travaille également avec Albert Skira pour la revue Labyrinthe où il fait la connaissance de Thomas Mann en 1947, puis de Louis Massignon en 1955. Peu reconnu en dehors de son pays, il a toujours nié l'existence d'une littérature spécifiquement "romande".
