Jacques Pineton de Chambrun

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Jacques Pineton de Chambrun
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Famille

Jacques Pineton, sieur de Chambrun, né en 1515 à Orange et mort en 1601 à Nîmes, est un pasteur français et ministre de la religion réformée.

Fils de Jean Pineton, consul d’Aubusson et de Marie Auroch, Pineton fut le premier à se faire appeler Pineton de Chambrun en ajoutant à son nom celui de Chambrun, du nom d’une terre appartenant à sa famille.

Converti au protestantisme, vraisemblablement en 1560, il renonça, dans sa ferveur de néophyte, aux avantages qui l’attendaient dans le monde pour se vouer au ministère sacré. Il alla faire ses études en théologie à Genève, où il reçut la consécration de pasteur des mains de Calvin lui-même en 1560.

Peu de temps après, au mois de , il fut appelé comme second pasteur à l’église de Nîmes, où les progrès de la Réforme furent si rapides, que l’année même, les deux ministres ne pouvant plus suffire à leur tâche, il fallut leur adjoindre A. Banc, dit La Source. Dès le mois de mai suivant, le consistoire se vit dans la nécessité de demander à Genève deux nouveaux pasteurs, mais le manque d’évangélistes était si grand, que l’on ne put leur envoyer que Pierre d’Aspères. Chambrun dut faire lui-même, le , la dédicace du Grand temple de Nîmes.

En 1567, le synode provincial, tenu à Sommières, lui donna pour collègues Saint-Ferréol et Claude de Falguerolles. Après la Michelade, à laquelle il s’opposa de toutes ses forces, il crut prudent de fuir, avec son collègue Maugel, en 1567 et il ne retourna dans son église qu’à la conclusion de la paix en 1570. En 1572, il assista au Synode national de Nîmes. En 1588, Chambrun se rendit, comme député de l’église de Nîmes, à l’Assemblée politique de Montauban, et la même année, avec Pierre Maltrait ou Maltrel, à l’assemblée provinciale d’Alès.

Quoique son testament porte la date du , il vécut jusqu’en 1601. Le seul ouvrage qu’il paraisse avoir publié parut à Nîmes, 1584, in-4°, sous le titre : L’esprit et conscience jésuitique. Pour expresse descouverte de l’esprit de calomnie et sa suite, ez blasphèmes imposez aux églises reformées, en la personne de feu J. Calvin, par J. Hay[1], moyne jésuite, au libelle de ses Demandes. Dédicace au roi de Navarre.

Descendance

Notes et références

Annexes

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