Jacques Raphaël-Leygues
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| Jacques Raphaël-Leygues | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ambassadeur de France en Côte d'Ivoire | |
| – (15 ans et 11 mois) |
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| Prédécesseur | Léon Brasseur |
| Successeur | Michel Dupuch |
| Député français | |
| – (3 ans et 10 mois) |
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| Élection | 30 novembre 1958 |
| Circonscription | 3e de Lot-et-Garonne |
| Législature | Ire (Cinquième République) |
| Groupe politique | UNR |
| Prédécesseur | Circonscription créée |
| Successeur | Édouard Schloesing |
| Maire de Villeneuve-sur-Lot | |
| – (19 ans) |
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| Successeur | Jean-Claude Cayrel |
| Conseiller général de Lot-et-Garonne | |
| – (12 ans) |
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| Circonscription | Canton de Villeneuve-sur-Lot |
| Prédécesseur | René Rieus |
| Successeur | Jean-Claude Cayrel |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | 16e arrondissement de Paris |
| Date de décès | (à 80 ans) |
| Lieu de décès | 7e arrondissement de Paris |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | UNR, UDR |
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Jacques Raphaël-Leygues, né le à Paris où il est mort le , est un diplomate et homme politique français.
Carrière littéraire
D'une famille de banquiers, il est le petit-fils d'Édouard Raphaël (1841-1915), fondateur de la Banque Raphaël et Cie[1], et de Georges Leygues, président du Conseil des ministres, ainsi que le cousin germain de Pierre David-Weill.
Après être passé au lycée Janson-de-Sailly, il obtient une licence de droit et débute au barreau de Paris, avant d'intégrer l'École des commissaires de la Marine nationale.
Attaché au cabinet du président du Conseil Édouard Daladier en , il raconte dans sa Chronique des années incertaines ce qu'il observe dans l'approche de la Seconde Guerre mondiale. Retournant à sa carrière militaire, il prend part à la campagne de Norvège, quitte clandestinement la France en pour rejoindre les Forces françaises combattantes en Afrique du Nord et participe notamment au débarquement de Provence.
Commissaire principal de la Marine, il sert à ce titre en Indochine de 1945 à 1950. Conseiller de l'Union française, vice-président de la Commission des affaires culturelles et des civilisations d'outre-mer à l'Assemblée de l'Union française, il est chargé, de 1952 à 1956, de plusieurs missions secrètes ou officielles pour tenter de nouer le dialogue avec le Việt Minh et Ngô Đình Diệm.
Maire de Villeneuve-sur-Lot de 1955 à 1974 et conseiller général pour le canton de Villeneuve-sur-Lot de 1955 à 1967, il soutient le retour au pouvoir du général de Gaulle et appelle à voter « oui » à la nouvelle Constitution. Il est élu député de Lot-et-Garonne le et devient vice-président de l'Assemblée nationale le , fonction qu'il assure jusqu'à la dissolution du .
Il est ensuite ambassadeur de France en Côte d'Ivoire de 1963 à 1979. Il fut également membre de l'Académie des sciences d'outre-mer.
Il fut également délégué des Français de Côte d'Ivoire au Conseil supérieur des Français de l'Étranger (devenu depuis Assemblée des Français de l'étranger) de 1985 à 1988.
Il signe avec son homologue Djibo Sounkalo en 1957 le jumelage de Villeneuve-sur-Lot avec la ville de Bouaké en Côte d'Ivoire.
Parallèlement, Raphaël-Leygues se consacre à une carrière littéraire, lui valant d'être plusieurs fois récompensé par l'Académie française[2].
Il est président de la Société des poètes français et élu mainteneur de l'Académie des jeux floraux en 1981.
Décorations
Commandeur de la Légion d'honneur
Grand officier de l'ordre national du Mérite[3]
Croix de guerre - (avec palme et étoile d'argent)
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieures (étoile d'argent)
Médaille des évadés
Ordre national de Côte d'Ivoire