Jacques Stosskopf (pétrolier-ravitailleur)
bâtiment ravitailleur de la marine française
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Le Jacques Stosskopf (indicatif visuel A726) est un bâtiment ravitailleur de forces construit pour la Marine française.
| Jacques Stosskopf | |
| Type | Pétrolier ravitailleur |
|---|---|
| Classe | Jacques Chevallier |
| Histoire | |
| A servi dans | |
| Chantier naval | Naval Group, Chantiers de l'Atlantique et Fincantieri |
| Commandé | 2019 |
| Acquisition | 2025 |
| Commission | 18 mai 2026 |
| Équipage | |
| Équipage | 130 hommes |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 194 m[1] |
| Maître-bau | 27,6 m |
| Tirant d'eau | 9 m |
| Déplacement | 16 000 tonnes |
| À pleine charge | 31 000 tonnes |
| Propulsion | Diesel-électrique, comprenant : 2 MAN 12V32/44CR (2 × 7,2 MW) 2 MAN 8L32/44CR (2 × 4,8 MW) 2 GE électriques (2 × 8 MW) |
| Puissance | 16 MW |
| Vitesse | 20 nœuds (37 km/h) |
| Caractéristiques militaires | |
| Armement | 2 canons 40 mm RAPIDFire 2 systèmes SIMBAD RC[1] |
| Rayon d'action | 8 000 milles marins (14 800 km) à 18 nœuds (33 km/h) |
| Aéronefs | hélicoptère SA365 Dauphin (puis H160M Guépard) un drone VSR700 |
| Pavillon | France |
| Port d'attache | Port militaire de Toulon |
| Indicatif | A726 |
| modifier |
|
Il est le premier bâtiment de la marine nationale à être baptisé en l'honneur de l'ingénieur militaire Jacques Stosskopf, membre de la résistance française et fusillé le .
Histoire
Comme tous les navires de sa classe, le bâtiment est construit en deux étapes : la partie avant est construite par Fincantieri dans ses chantiers de Castellammare di Stabia, près de Naples ; l'arrière est assemblé à Saint-Nazaire, aux Chantiers de l'Atlantique[2], à partir de 13 blocs soudés sur la partie avant[3].
Fincantieri procède à la première découpe de tôle de la partie avant le [4], et pose la quille le [5]. La construction de la partie avant est achevée le [6].
De leur côté, les Chantiers de l'Atlantique commencent l'usinage des tôles de la partie arrière vers le [7].
Le , le noyau d’équipage du navire, encore en deux morceaux, reçoit son fanion, frappé de la devise « Numquam ex actio » (jamais hors de combat)[8]. La construction de l'arrière s'engage quelques jours après, le , quand le tronçon avant est positionné dans la forme de construction[9], pour une mise en place (opération consistant donc à la pose de la quille dans le chantier naval français[3]) dans la nuit[10]. La jonction est considérée comme achevée le [11] et le , le navire est mis à l'eau et quitte sa forme de construction[12].
Les essais en mer commencent le [13].
La première levée des couleurs a lieu le [14]. La cérémonie de livraison se déroule le à Toulon[15].
Le , le Jacques Stosskopf quitte Toulon afin de débuter son déploiement de longue durée, qui doit le mener dans le Grand Nord, aux Antilles puis dans le Pacifique[16]. Le , il est aperçu au large de Glasgow, dans le Loch Striven[17]. Ensuite il participe à l'exercice Orion[18], puis le , il navigue le long des côtes des Caraïbes et fait escale en Martinique. En avril, dans l'Atlantique sud, il est rejoint par la mission Jeanne d'Arc et conduit avec elle des manœuvres de ravitaillement à la mer[19]. Les armées françaises et brésiliennes conduisent fin avril l’exercice MARAMBAÏA 26 où le BRF joue le rôle d'une unité à escorter[20], puis les bâtiments de la mission font escale en Martinique le 12 mai[21].
De retour à Toulon, le bâtiment ravitailleur de forces est admis au service actif de manière anticipée le 18 mai 2026, probablement en raison des affrontements dans le Golfe Persique[22].