Jacques de Quartéry
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| Maire Saint-Maurice | |
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| Conseiller général Simplon | |
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| Châtelain Saint-Maurice |
| Comte | |
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| à partir de |
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Jacques de Quartéry, baptisé le à Saint-Maurice et décédé le dans la même ville, est un homme politique et militaire valaisan.
Issu de la famille noble des Quartéry, originaire du Bas-Valais au service du Piémont et de la France, il a joué un rôle clé durant la période mouvementée de la Révolution française et des débuts de la Confédération suisse.
Origines
Jacques François de Quartéry est baptisé le à Saint-Maurice[1], en Valais[2]. Issu d'une famille noble qui a marqué l'histoire du Valais depuis le XIIe siècle[3],[4], il est le fils de Louis-François, capitaine au service de France, banneret de Saint-Maurice, et de Maria Katharina Burgener[2].
Il est le petit-fils du magistrat valaisan Franz Joseph Burgener (de) (1697-1767)[2].
Carrière
Il mène d'abord une carrière militaire en tant qu'officier au sein du régiment de Courten, au service de la France, entre 1772 et 1776[2],[4].
Le , il épouse en premières noces Catherine (Anne-) de Montheys à Sion (Valais), fille de François de Montheys, vidomne d'Ardon[2]. Il épouse en secondes noces, en 1797, Anne-Pauline de Lazary, fille du comte Louis de Lazary, émigré[2], et petite-fille du général Jean-Baptiste de Lazary[5].
Son ancrage familial s'étend jusqu'en Savoie (partie du Royaume de Sardaigne à l'époque), détenant notamment le fief de Neuvecelle de 1723 à 1798[3]. Jacques de Quartéry est châtelain de Saint-Maurice en 1790[1],[6].
En 1793, il participe à l'expédition du Faucigny[5].
Jacques de Quartéry est inhumé à La Perrière et une pierre tombale se trouve près de l'église Saint-Jean-Baptiste. Il est également un généreux bienfaiteur de la région : il fait notamment un important don post-mortem pour l'érection d'une église à Brides-les-Bains[7],[3]. Il est qualifié de 'baigneur généreux" , le terme 'baigneur' fait référence à sa qualité de curiste.
Jacques de Quartéry meurt à Saint-Maurice, le [2].
Fonctions politiques et diplomatiques
La carrière politique de Jacques de Quartéry s'accélère durant les bouleversements de la fin du XVIIIe siècle. Il occupe plusieurs fonctions successives[2],[4] :
- 1790 : châtelain de Saint-Maurice ;
- 1798 : président du dizain de Saint-Maurice ;
- 1798 : juge de district de Saint-Maurice ;
- 1802 : face aux ambitions de la France, il est désigné comme député de sa ville à Berne pour protester contre la politique française vis-à-vis du Valais ;
- 1802-1803 : il se rend à Paris en tant que député pour remercier Napoléon Bonaparte d'avoir restauré la République indépendante du Valais ;
- 1803 : vice-conseiller d'État ;
- 1811 : maire de Saint-Maurice et conseiller général du département du Simplon (période française) ;
- 1814-1815 : député à la Diète valaisanne, il joue un rôle crucial dans les négociations pour l'adhésion du Valais à la Confédération suisse. À ce titre, il est envoyé auprès de Klemens Wenzel von Metternich à Fribourg-en-Brisgau pour défendre cette cause. Par la suite, il est chargé de missions diplomatiques.
Portrait par Derville-Maréchard
Le préfet Derville-Maréchard, qui exerce dans le département du Simplon durant la période française, dresse un portrait détaillé de M. de Quartéry dans ses fiches :
« Maire de St Maurice, nommé par l'empereur. Marié, bien né, riche, un grand usage du monde, qualités rares dans ce département ; beaucoup d'adresse dans le maniement des affaires, une grande connaissance des hommes de son pays ; peu susceptible d'application, privé de talents et de lumières, M. de Quartery était avant la réunion lié de parentelle et d'intrigue avec toutes les personnes influentes du Haut et du Bas-Valais, avare, spéculateur, agioteur même, il avait à cause de ses relations au dehors beaucoup perdu dans l'opinion publique si sévère dans ce pays ; il s'est montré comme maire administrateur zélé, ferme, entreprenant ; il a mis sa petite ville sur un pied entièrement français et a donné, depuis huit mois, à la France dont il fut de tout temps l'ami, des preuves d'un absolu dévouement. 7000 francs de revenus. »
— Personnages du Valais fichés par l'administration française du département du Simplon (1811)[1].