Église Saint-Jean-Baptiste de La Perrière

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Type
Culte
Catholique romain
Diocèse
Archidiocèse de Chambéry, Saint-Jean-de-Maurienne et Tarentaise
Paroisse
Paroisse de Courchevel
Église Saint-Jean-Baptiste de La Perrière
Présentation
Type
Culte
Catholique romain
Diocèse
Archidiocèse de Chambéry, Saint-Jean-de-Maurienne et Tarentaise
Paroisse
Paroisse de Courchevel
Style
Construction
1718-1729
Religion
Patrimonialité
Mobilier inscrit à l'Inventaire des Monuments Historiques
Localisation
Pays
Commune
Adresse
Village de La Perrière
Coordonnées

L'église Saint-Jean-Baptiste de La Perrière est l'église paroissiale de l'ancienne commune de La Perrière, aujourd'hui commune déléguée de Courchevel en Savoie. Elle est un exemple notable de l'art baroque alpin de la vallée de la Tarentaise, caractérisé par la sobriété de son architecture extérieure contrastant avec la richesse ornementale de son intérieur.

L'existence d'un lieu de culte à La Perrière est ancienne, le premier édifice étant mentionné dès 1226 sous le nom de « Sancti Joannis in terrade Allodiis » dans une bulle pontificale du Pape Honorius III[1], qui faisait alors partie de la communauté des Allues. La séparation de La Perrière des Allues est effective au XVIIe siècle[1].

Au milieu du XVIIe siècle, l'église est encore de style roman. L'archevêque de Tarentaise exige sa transformation dans la continuité des préceptes du Concile de Trente (art Baroque). Les travaux d'une reconstruction majeure ont lieu à partir de 1718 et s'achevent par sa consécration le 24 août 1729[2].

L'édifice est partiellement endommagé lors de l'incendie du bourg en 1728, notamment le chœur et la toiture. Un second incendie en 1754 épargne l'église elle-même, mais nécessite la reconstruction du clocher. Des restaurations importantes ont eu lieu au XXe siècle, notamment lors des Jeux olympiques d'hiver de 1992 où les enduits extérieurs sont ôtés, révélant la maçonnerie de pierre.

Architecture et mobilier

Extérieur

L'extérieur de l'église se caractérise par une grande sobriété, due notamment à son exposition plein nord. Cette façade présente les éléments classiques du style baroque : un portail monumental surmonté d'un fronton et de niches[1],[2]

Le clocher est surmonté d'une flèche à bulbe, typique de l'architecture religieuse alpine[1].

L'église de La Perrière s'inscrit dans la typologie des églises de plan basilical avec un clocher-chœur, et non un clocher-porche, la nef étant à l'époque romane plafonnée ou charpentée et décalée par rapport à l'axe du chœur[3].

Intérieur et décoration

Le contraste entre la simplicité extérieure et la richesse intérieure est caractéristique de l'art baroque.

Maître-autel : Le retable majeur est à la gloire de Saint Jean-Baptiste. Il est accompagné des statues de Saint Grat et de Saint Guérin, invoqués respectivement pour la protection des récoltes et du bétail[2]. La toile centrale, représentant le saint patron, fut réalisée en 1772 par le peintre Pignol[2]. Retables latéraux : Les retables latéraux, d'une allure plus sobre et néo-classique, sont dédiés au Rosaire et à Saint Sébastien[2].

Chaire : La chaire est sculptée en haut-relief et présente Saint Jean-Baptiste ainsi que les quatre Évangélistes[2].

Sainte Trinité : Une toile remarquable, visible près des stalles sur la droite du chœur, représente la Sainte Trinité par trois personnages identiques coiffés d'une tiare et tenant un globe. Il s'agit d'une iconographie relativement rare[2].

Pierre tombale de Victor Emmanuel De Quartery (XIXe siècle)

Notes et références

Voir aussi

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