Jacques de Vendeuvre
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Jacques de Vendeuvre, où très exactement Jacques Le Forestier de Vendeuvre né le à Vendeuvre dans le Calvados[1] et mort le à Gibraltar est un officier de l'Armée de l'air de la France libre. Il est compagnon de la Libération[2].
Issu d'une famille de vieille noblesse de Vendeuvre, son père, Guy Charles Joseph Augustin Le Forestier de Vendeuvre, a fait la Première Guerre mondiale en tant que lieutenant au 25e régiment d'infanterie[3].
Après sa scolarité à Vannes, il entre, en 1930 l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion Joffre. Il a pour instructeur le lieutenant Philippe de Hauteclocque. Il sort en 1932 Major de l'École, choisit comme affectation la cavalerie et sort premier de l'École de cavalerie de Saumur en 1933.
En 1937, il obtient une licence d'histoire et est gravement blessé lors d'un stage d'observateur dans la région de Reims.
En 1938, il est nommé instructeur à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr.
En , il passe dans l'aviation et il est affecté à l'école de pilotage de Melun comme élève-pilote.
Il est ensuite envoyé au Maroc, à l'école de perfectionnement au pilotage de Meknès où il sert comme pilote de reconnaissance, désespéré de n'avoir pu rejoindre le front.
Membres de l'école de perfectionnement au pilotage de Meknès, le capitaine Jacques de Vendeuvre et ses compagnons, les capitaines Gustave Lager et Michel Meyrand, les lieutenants Pierre Aubertin et Pierre Tassin de Saint-Péreuse et le sous-lieutenant Robert Weill sont à Casablanca, en partance pour la France quand ils apprennent la demande d'armistice du maréchal Pétain. Ils décident de continuer le combat en Afrique du Nord si le général Noguès commandant en chef du théâtre d'opération d'Afrique du Nord refuse l'armistice et, dans le cas contraire, de rejoindre l'Angleterre.
Quand le leur parvient la nouvelle de la libération de l'ensemble des prisonniers de guerre italiens détenus au Maroc et la décision qu'au 1er juillet, tous les avions doivent être rendus inutilisables, ils partent pour l'Angleterre.
Le , les six aviateurs rejoints par le lieutenant Jean-Pierre Berger et le sous-lieutenant Bertrand Jochaud du Plessix prennent la navette qui les conduit, comme d'habitude, au terrain d'aviation de Berrechid situé à une cinquantaine de kilomètres au Sud de Casablanca.
Munis de faux ordres de mission, ils prennent trois appareils Martin 167 (Glenn Martin)[4].
- Dans le premier appareil piloté par le capitaine Jacques de Vendeuvre, prennent place le lieutenant Jean-Pierre Berger et le sous-lieutenant Bertrand Jochaud du Plessix.
- Dans le deuxième appareil piloté par le capitaine Gustave Lager, prennent place les lieutenants Pierre Aubertin et Pierre Tassin de Saint-Péreuse
- Dans le troisième appareil piloté par le capitaine Michel Meyrand, essaye de prendre place le sous-lieutenant Robert Weill. Celui-ci n'arrivant pas à ouvrir la porte arrière de l'appareil, monte finalement dans le premier appareil piloté par Vendeuvre.
À 16 heures les avions décollent et parcourent le chemin sans incident.
Parvenus à hauteur de Gibraltar, les appareils pilotés par Lager et Meyrand se posent sans encombre sur le terrain du Rocher surprenant la vigilance de la DCA espagnole. L'appareil de Vendeuvre, plus lent car surchargé, est alors pris à partie par l'ensemble des canons antiaériens espagnols et s'écrase dans le port. Les vedettes britanniques venues à leur secours recueillent le corps de Jacques de Vendeuvre et de ses trois compagnons.
Ce sont les quatre premiers morts de la France libre. Ils sont inhumés le lendemain au cimetière de North Front près du terrain d'aviation de Gibraltar.
Décorations
Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 13 Mai 1941[5]
Bibliographie
- Cap sans retour de Germaine L'Herbier-Montagnon, Raoul Solar Monaco, 1948
- La Promesse de l'aube de Romain Gary