Jamendo
site gratuit de musique et communauté internationale d'artistes indépendant
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Jamendo est un site web permettant de télécharger gratuitement (et légalement) de la musique sous licence Creative Commons[1],[2],[3],[4],[5],[6].
Laurent Kratz
Sylvain Zimmer
| Jamendo S.A | |
| Création | |
|---|---|
| Fondateurs | Pierre Gérard Laurent Kratz Sylvain Zimmer |
| Forme juridique | Société anonyme |
| Siège social | Luxembourg |
| Direction | Alexandre Saboundjian (CEO) Emmanuel Donati (General Manager) |
| Activité | Industrie musicale, Musique libre, Licensing |
| Produits | Jamendo Music Jamendo Licensing |
| Société mère | Storever (anciennement MusicMatic) |
| Site web | www.jamendo.com licensing.jamendo.com |
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | |
Historique
La société Jamendo SA a été créée fin 2004 sous le nom Peermajor SARL et a démarré son activité en . Elle est financée en par Mangrove Capital Partners[7], les investisseurs de Skype.

Fin 2008, Jamendo lance une plate-forme de vente de licences d'utilisation commerciale, baptisée Jamendo Pro. Elle permet de sonoriser soit des projets audiovisuels (films, jeux vidéo, documentaires, podcasts…), soit des lieux accueillant du public (commerces, restaurants, hôtels…)[8].
En réaction à la riposte graduée prévue par la loi « Création et Internet » dite loi « HADOPI », Jamendo a instauré début 2009 le Remerciement Gradué[9], composé également de trois étapes : pour un titre téléchargé sur Jamendo, l’internaute recevait un courriel de remerciement, en cas de « récidive », une lettre accompagnée d'un « kit du complice » (autocollants, outils de promotion…), et en dernière mesure, un mois d’abonnement Internet lui était remboursé s'il convainquait un lieu public de devenir un espace de culture libre avec Jamendo PRO.
En , l'un des cofondateurs Sylvain Zimmer reçoit le prix de Jeune Entrepreneur de l’année au Luxembourg[10]. En , un partenariat est conclu avec le service de musique à la demande Deezer, permettant aux artistes Jamendo d'y partager leur musique[11].
En , Jamendo cherche un repreneur[12] et fait entrer dans son capital la société belge MusicMatic (aujourd'hui Storever[13]), spécialiste de la sonorisation de lieux accueillant du public[14],[15].
Parallèlement à l'opération Carte Musique Jeune lancée par le Ministère de la Culture et de la Communication le , Jamendo lance la carte « J'aime la Musique », une manière originale de promouvoir ses artistes[16].

En 2018 Jamendo devient, avec Radionomy et Storever, une branche d'AudioValley, une société belge jouant la carte de l'agrégation d'audiences numériques à l'échelle mondiale[17].
Jamendo Licensing
La plateforme de Jamendo dédiée aux licences musicales a vu le jour fin 2008 sous le nom de Jamendo PRO, servant d’intermédiaire entre les artistes et les tiers désireux d’utiliser certaines œuvres dans le cadre de leur projet commercial. Basé sur le principe de CC Plus, les licences sont conclues notamment pour les droits non couverts par les licences Creative Commons.
Les artistes présents sur Jamendo sont libres d’utiliser ce service qui leur permet de percevoir 65 % des revenus issus de ces licences.
Début 2015, le service prend de l'ampleur et change de nom pour Jamendo Licensing[18].
Le , la Cour d'appel conclut un procès intenté par la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM) et la Société pour la perception de la rémunération équitable (SPRE) contre l'enseigne de distribution Saint-Maclou qui utilisait le service Jamendo. Saint-Maclou est attaqué pour avoir diffusé des musiques sous licence Creative commons sous clause non commerciale (CC-NC) sans avoir versé de paiement de la rémunération équitable à la SACEM. Le procès en cassation confirme la décision des procès en première instance et en appel, et condamnent Saint-Maclou à verser la somme de 120 000 euros à la SACEM, qui est en droit d'en demander le remboursement à Jamendo[19],[20],[21].