James William Edmund Doyle
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John Doyle (en) |
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Richard Doyle Henry Edward Doyle (en) Charles Altamont Doyle |
James William Edmund Doyle, né le 22 octobre 1822 à Londres et mort le 3 décembre 1892 dans la même ville est un polygraphe et artiste britannique du XIXe siècle, dont l'œuvre se déploie à la confluence de l'historiographie, de l'archéologie et de l'illustration[1],[2].
Doyle naît à Londres le 22 octobre 1822. Il est le fils aîné de John Doyle. Ses cadets sont Richard Doyle, Henry Edward Doyle et Charles Altamont Doyle. Il est l’oncle d’Arthur Conan Doyle[3].

Issu d’une famille catholique, il reçoit une éducation confessionnelle conforme à cette tradition. Il hérite d’une partie des dispositions artistiques paternelles et, dès l’enfance, s’adonne à l’étude du dessin et de la peinture. On lui doit notamment une toile représentant le docteur Johnson prenant connaissance du manuscrit du Vicaire de Wakefield. Cette œuvre, diffusée par la gravure, rencontre une large audience. Les droits d’auteur perçus à cette occasion s’élèvent à cent livres sterling.

James William Edmund Doyle délaisse précocement la carrière picturale au profit de l'exégèse historique. Dans une visée autodidacte, il entreprend la compilation d'une Chronique d'Angleterre couvrant la période allant de 55 avant notre ère jusqu'à l'année 1485. Ce manuscrit s'enrichit d'une iconographie polychrome foisonnante. L'ouvrage, dont le format in-douze paraît à Londres en 1864, bénéficie du patronage informel du Prince Albert et rencontre un accueil favorable auprès du public. La transposition chromatique des illustrations est assurée par le graveur Edmund Evans[4].

L’œuvre maîtresse de James William Edmund Doyle consiste en son Official Baronage of England, prosopographie monumentale dont sont exclus les seuls barons. L’épithète « officiel » n'indique point une quelconque sanction institutionnelle, mais souligne l'exhaustivité des dignités et fonctions exercées par les pairs recensés. Si le dessein initial circonscrit l'étude à la période séparant la conquête normande de la Glorieuse Révolution de 1688, le champ chronologique s’étend finalement jusqu’à l’année 1885. La nomenclature consigne avec une précision scrupuleuse la dévolution successorale, la titulature, les offices, l’héraldique ainsi que l'habitus physique de chaque titulaire. L'édition princeps paraît en 1886 sous la forme de trois volumes in-quarto, précédée en 1885 d’un tirage de tête sur grand papier limité à deux cents exemplaires.
L’élaboration de l'opuscule s'avère laborieuse et l’exégèse demeure disparate. Pour le premier segment, afférent notamment aux époques normande et angevine, Doyle use de manière prépondérante de sources subalternes, faisant montre d’une certaine carence heuristique. Au grand dam de l'auteur, la diffusion de l'ouvrage s'avère infructueuse sur le plan mercantile, grevant ainsi lourdement les finances de la maison d'édition.
En 1886, il compose le commentaire historique destiné à accompagner la série d’illustrations polychromes exécutées par Richard Doyle, publiée sous le titre Scènes de l'histoire anglaise[4].
Il trouve le trépas à Londres le 3 décembre 1892, en son domicile du 38 Dorset Square. Sa dépouille est inhumée le 9 décembre suivant au cimetière de Kensal Green[4].
Famille
Le 12 février 1874, il se marie avec Jane Henrietta Hawkins. La cérémonie religieuse se déroule en l'église Notre-Dame du Rosaire, sise sur Marylebone Road, dans la cité de Londres[1].
Il exécute une abondante production de dessins destinés à l'illustration d'épisodes marquants des annales britanniques. Ces planches sont réalisées pour l'ouvrage intitulé A Chronicle of England, BC 55 – AD 1485.