En 1546-1547, Belle fut maître des enfants de chœur (magister duodenorum) à la collégiale Sainte-Croix de Liège et était apparemment considéré comme originaire de Louvain (de Lovanio)[1].
L'imprimeur et éditeur Jacob Baethen, alors établi à Maastricht, publia en 1552 ce que fut probablement sa première publication musicale : Musices encomion, un ouvrage sur la théorie de la musique[2].
Belle peut avoir été maître de chapelle (succentor) de l'église Notre-Dame de Saint-Trond entre 1563 et 1566[1].
Six compositions à quatre voix ont paru, en 1572, chez l'imprimeur Peeter Phalesius de Louvain, dans un recueil de chansons néerlandaises, le Duijtsch musijck boeck, publié en collaboration avec Jan Bellerus d'Anvers[3]. Ces chansons sont :
- (nl) Fluer van alle vrouwen soet (Fleur parmi toutes les femmes douces) ;
- (nl) Ick en can mij niet bedwinghen (Je ne peux pas résister) ; attribuée à Joannes Zacheus dans le recueil de 1554 de Jacob Baethen ;
- (nl) Int groen, int groen, met u alderliefste (Dessus l’herbette, dessus l'herbette, ma plus douce amie) ; réapparaît dans l'édition de 1636 du Septiesme livre des chansons à quatre parties, publié par les héritières de Pierre Phalèse[4] ;
- (nl) Laet ons nu al verblijden in desen soeten tijt (Réjouissons-nous, maintenant, en ce doux temps) ; réapparaît dans l'édition de 1636 du Septiesme livre des chansons à quatre parties, publié par les héritières de Pierre Phalèse[5] ;
- (nl) O amoureusich mondeken root (Ô, bouche rouge et amoureuse) ;
- (nl) O doloreux herte met druck beladich (Ô, cœur douloureux tant accablé)[3].