Jardin des Gouverneurs

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PaysDrapeau du Canada Canada
ProvinceDrapeau du Québec Québec
VilleQuébec
ArrondissementLa Cité-Limoilou
Jardin des Gouverneurs
Image illustrative de l’article Jardin des Gouverneurs
Jardin des Gouverneurs au printemps
Géographie
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau du Québec Québec
Ville Québec
Arrondissement La Cité-Limoilou
Quartier Vieux-Québec–Cap-Blanc–colline Parlementaire
Superficie 6 726 m2
Histoire
Création 1648
Ancien(s) nom(s) Jardin du Fort
Caractéristiques
Type Parc urbain
Lieux d'intérêts Monument Wolfe-Montcalm
Gestion
Propriétaire Parcs Canada

Gouvernement du Canada

Localisation
Coordonnées 46° 48′ 39″ nord, 71° 12′ 20″ ouest

Le jardin des Gouverneurs est un parc urbain de la ville de Québec. Aménagé en 1648, il s'agit du premier parc public de Québec et est l'un des plus vieux parcs d'Amérique du Nord. C'est également dans se parc qu'a eu lieu le premier feu de célébration de la Saint-Jean-Baptiste, une tradition encore présente au Québec, initiée par le gouverneur Charles Huault de Montmagny.

Le château et les jardins vers 1700

Charles Huault de Montmagny, premier gouverneur de la colonie, amorce en 1648 la construction du premier Château Saint-Louis. En plus du château, il aménage un jardin au sud-ouest du fort et du château Saint-Louis.

Le jardin est organisé en îlots séparés par des allées qui se croisent. D'après les plans datant de la fin du XVIIe siècle, il s'étend sur 86 mètres de long pour 75 mètres de large. Son tracé géométrique et rigoureux évoque les jardins monastiques européens, où des chemins droits découpent l'espace en parcelles distinctes.

Dès l'origine, le journal des Jésuites indique[1] que le lieu est destiné à la promenade, même s'il remplit rapidement aussi un rôle de potager. Les arbres font leur apparition à la fin du XVIIe siècle et leur présence s'affirme au fil du siècle suivant. En 1753, la palissade qui encadrait le jardin cède la place à un mur de pierre.

Trente ans plus tard, en 1783, la partie haute est réaménagée dans le style anglais : entièrement boisée, elle est sillonnée de sentiers aux tracés sinueux. C'est dans ce cadre que le monument commémorant Wolfe et Montcalm est inauguré à la fin des années 1820.

L'arrivée du gouverneur Haldimand après la Conquête marque un tournant : un nouveau jardin prend forme en contrebas, portant à plus du double la superficie initiale. Le domaine se divise alors naturellement en deux zones distinctes, l'une haute et l'autre basse.

Coincé entre la falaise et la rue des Carrières, le bas jardin vocation d'abord nourricière, accueillant cultures potagères et plantation de fraisiers. À partir de 1856, il se transforme en jardin botanique rattaché à l'école normale Laval, une vocation qu'il abandonnera définitivement lorsque les terrasses seront construites à son emplacement.

Accessible au grand public à partir de 1838 en raison du feu dévastateur du Chäteau Saint-Louis, le haut jardin se mue en parc urbain au début des années 1930.

Monument et plaque commémorative

Estampe du monument Wolf-Montcalm par William Henry Bartlett en 1840

Monument Wolfe-Montcalm

Pièce centrale du jardin, le monument Wolfe-Montcalm est un obélisque rendant hommages aux opposants généraux Louis-Joseph de Montcalm et James Wolfe, tous deux morts durant la bataille des Plaines d'Abraham. Conçu en 1828, il s'agit du plus ancien mémorial de la ville de Québec. Il a été proposé par le gouverneur Dalhousie en 1827.

Sir Frederick Haldimand par Sir Joshua Reynolds

Sir Frederick Haldimand

Frederick Haldimand est un soldat de carrière d'origine suisse. Il s'enrôla dans l'armée britannique en 1755, puis fut plus tard promu au grade de général[2].

Il combattit à Carillon en 1758. Deux ans plus tard, il participa à la prise de Montréal. Gouverneur de la province de Québec de 1778 à 1786, il dirigea la colonie durant les années difficiles de la Révolution américaine.

En 1779, il fit construire le canal de Coteau-du-Lac, qui permettait alors de relier le lac de Coteau-du-Lac à la rivière Saint-Étienne. À la fin de la guerre d'indépendance américaine, il s'occupa personnellement de l'installation des loyalistes et des autochtones alliés à la Couronne dans la région qui devint le Haut-Canada. Il est mort en Suisse en 1791.

Il fut désigné personnage historique national du Canada par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada le [3]. Une plaque est apposée dans le coin supérieur nord du parc.

Caractéristiques

De forme carré, ses côtés ont une largeur d'environ 75 mètres. Sa mesure frontale est de 73,8 mètres. Sa superficie est de 6 726,2 m2[4]. Il est délimité par l'avenue Sainte-Geneviève (Est) et les rues Mont-Carmel (Nord), de la Porte (Ouest) et des Carrières (Est). À l'exception de cette dernière rue, tous ses côtés sont clos par un muret d'origine en pierre percé de cinq entrées piétonnes.

Il est constitué d'une pelouse (Pâturin des prés) traversée par des allées piétonnes bordées d'arbres matures.

Un petit kiosque en briques de forme hexagonale, construit en 1950[5], se trouve à l'intérieur du parc, près de la rue de la Porte. Le bâtiment compte 2 anciennes toilettes et n'est pas ouvert au public. Il est cependant possible de le visiter en compagnie d'un guide de Parcs Canada, dans le cadre de la visite guidée des fortifications de Québec.

Gestion

Notes et références

Voir aussi

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