Javier Munoz Bravo
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Conservatoire de Strasbourg (Mark André)
Haute école des arts du Rhin (master, Philippe Manoury, Annette Schlünz, Tom Mays, Thierry Blondeau)
IRCAM (Cursus, Héctor Parra)
Haute école de musique de Genève (master, Michael Jarrell, Luis Naon, Eric Daubresse)
Conservatoire de Gennevilliers (DEM, José Manuel López López)
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité |
Chilienne |
| Formation |
Université du Chili, Santiago (licence de composition) Conservatoire de Strasbourg (Mark André) Haute école des arts du Rhin (master, Philippe Manoury, Annette Schlünz, Tom Mays, Thierry Blondeau) IRCAM (Cursus, Héctor Parra) Haute école de musique de Genève (master, Michael Jarrell, Luis Naon, Eric Daubresse) Conservatoire de Gennevilliers (DEM, José Manuel López López) |
| Maître |
Andrés Maupoint, Cirilo Vila, Mark André, Philippe Manoury, Annette Schlünz, Tom Mays, Thierry Blondeau, Héctor Parra, Michael Jarrell, Georg Friedrich Haas, Kaija Saariaho, Beatriz Ferreyra |
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| Genre artistique | |
| Site web | |
| Distinction |
Prix Pulsar-Chili, meilleur artiste de musique classique (2022, nominé 2019) Prix Coupleux-Lassalle (2017) Prix Mega Jury (Buenos Aires, 2017) Aides à l'écriture SACEM (4 fois) Bourse de la ville de Strasbourg et de la HEAR Aide à l'écriture d'une œuvre originale, ministère de la Culture français |
Javier Muñoz Bravo, né en 1982 au Chili, est un compositeur chilien basé à Paris. Son œuvre couvre la musique instrumentale, la musique mixte et électroacoustique, la musique pour la danse et le cinéma. Il s'inspire de phénomènes naturels tels que les processus chaotiques ou le comportement de la lumière, et travaille sur la flexibilité du temps dans la musique en temps réel ainsi que sur l'intelligence artificielle[1].
Javier Muñoz Bravo obtient sa licence de composition à la Faculté des arts de l'université du Chili à Santiago, dans les classes d'Andrés Maupoint, Cirilo Vila et Jorge Pepi-Alos[1]. Il poursuit sa formation en France au Conservatoire de Strasbourg dans la classe de Mark André, puis à la Haute école des arts du Rhin (HEAR), où il obtient un master de composition avec Philippe Manoury, Annette Schlünz, Tom Mays et Thierry Blondeau, ainsi qu'une bourse d'excellence de la HEAR et de la Ville de Strasbourg[1]. Il suit le Cursus de composition et d'informatique musicale de l'IRCAM sous la direction de Héctor Parra, puis obtient un master de composition mixte à la Haute école de musique de Genève (HEM) avec Michael Jarrell, Luis Naon et Éric Daubresse, en résidence à la Cité internationale des arts de Paris[2]. Il étudie également au conservatoire de Gennevilliers dans la classe de José Manuel López López, où il obtient un diplôme d'études musicales (DEM) de composition avec mention très bien et félicitations du jury[1]. Il a par ailleurs suivi des masterclasses de Georg Friedrich Haas, Kaija Saariaho, Beatriz Ferreyra, Francis Dhomont, Miller Puckette, Yan Maresz, Philippe Leroux, Martin Matalon, Bruno Mantovani, Yann Robin, Johannes Maria Staud, et Natasha Barrett, entre autres[1].
Carrière
Activité internationale
Javier Muñoz Bravo présente ses œuvres dans de nombreux festivals et institutions à travers le monde, notamment le Festival Ai-maako de musique électroacoustique (Chili, 6e–9e éditions), le Festival de musique contemporaine de l'Université du Chili (7e–10e éditions), le Festival de musique classique contemporaine de Lima (Pérou), le 39e Festival des musiques et créations électroniques de Bourges, les Nuits des cathédrales à la cathédrale de Strasbourg, le Festival Exhibitronics (Strasbourg), Futura Crest, le conservatoire de Bâle, le Festival Musica et SaxOpen à Strasbourg, le Forum Yehudi Menuhin de Berne, le Festival Cervantino (Mexique, 43e édition) avec l'ensemble Vertebrae, le Festival Archipel de Genève et le Festival Gaudeamus d'Utrecht[1]. En 2014, il présente une pièce dans le cadre de séances d'écoute du collectif L'état latent à l'IRCAM (Paris) et aux cours d'été de Darmstadt (Allemagne), et est finaliste du concours de composition acousmatique France-Taïwan[3]. Lors du 3e Forum mondial de la démocratie, il compose la musique de la mise en lumière du Conseil de l'Europe à Strasbourg avec le collectif AV-Exciters[1]. Il présente également une pièce orchestrale avec le Mitteldeutsche Kammerphilharmonie lors du festival Impuls (Bauhaus-Dessau, Allemagne)[1].
Collaborations
Il collabore avec des solistes et ensembles de référence en musique contemporaine, notamment l'ensemble Multilatérale et l'ensemble 2e2m sous la direction de Léo Warynski, l'ensemble Contrechamps à Genève, l'ensemble Resilience, l'ensemble Sillages à Brest, et les ensembles Les Métaboles et Multilatérale dans le cadre de l'université ARCo (Mozarteum de Salzburg / Gmem-Marseille). Il travaille avec des solistes des Conservatoires supérieurs de Paris, Lyon et Genève, en particulier avec la violoniste Aya Kono, les saxophonistes Joseph Lallo, Olivier Duverger, Melinda Urh et Stéphane Sordet, la soprano Claire Trouilloud et l'altiste Antonin Le Faure[1]. En 2017, le duo Dela crée l'une de ses œuvres en France et au Saxophone Symposium de Singapour 2017, puis à l'université de Melbourne, au Melbourne Recital Centre et aux universités de Monash et de Sydney[1]. Il travaille avec la violoniste Aya Kono lors des festivals IRCAM ManiFeste à Paris, Printemps des Arts de Monte-Carlo et Archipel à Genève[1]. À Genève, il crée notamment une pièce pour récitant, orchestre et électronique en temps réel avec l'actrice française Isabelle Adjani en tant que soliste avec l'Orchestre Geneva Camerata[1]. Il réalise quatre résidences de création à la Cité internationale des arts de Paris[4].
Œuvres scéniques et immersives
Il compose en 2012 au Conservatoire de Strasbourg la création de son ballet Messe électronique pour danse, images en 3D et électronique, sur une chorégraphie de Jean-François Duroure[3]. En 2017, il reçoit le Prix de la Fondation Coupleux-Lassalle en première au festival Format Raisin (France) avec la soprano Jeanne Saucroud et le pianiste Wilhem Latchoumia[1]. Il est compositeur résident à l'Institut international de la marionnette (Charleville-Mézières), au théâtre Maillon (Strasbourg), à La Nef (Saint-Dié-des-Vosges), à l'Agence culturelle Grand Est et au Jardin Parallèle (Reims), dans le cadre d'une aide à l'écriture d'œuvre de spectacle vivant du ministère de la Culture[1]. Sa pièce de danse immersive ThREE (2023), pour hologrammes, voix et électronique, est co-réalisée avec la chorégraphe suisse Stefanie Inhelder (Cie glitch) ; elle est jouée dans plusieurs théâtres suisses ainsi que dans des espaces immersifs à Berne, Lucerne, Saint-Gall et à l'Immersive Arts Space de la ZHdK Zurich, en résidence notamment à la Cité internationale des arts de Paris et aux Récollets[1]. Sa pièce immersive Une Saison en Métavers (2024), pour voix, avatar-vidéo IA, captation de mouvements et électronique en temps réel, est créée lors du festival Électrocution 2024 de l'ensemble Sillages à Brest. Librement inspirée de La Machine s'arrête d'E. M. Forster et d'Une saison en enfer de Rimbaud, elle met en scène Arthur Rimbaud tentant de convaincre la machine de le laisser entrer dans le Métavers. La pièce est co-produite par la Cie glitch, l'ensemble Sillages et La Carène de Brest, avec le soutien du ministère de la Culture, de la SACEM, de la Ville de Bienne, du Canton de Berne et de l'Immersive Arts Space de la ZHdK Zurich[1]. Il compose une pièce pour l'émission Création mondiale – Alla Breve d'Anne Montaron sur Radio France, interprétée par Léna François-Poulet et Olivier Duverger[1].
Esthétique
L'œuvre de Javier Muñoz Bravo explore deux axes principaux en tension productive. D'un côté, une inspiration dans les phénomènes naturels — processus chaotiques, comportement de la lumière, turbulences — qui informent aussi bien les structures formelles que les titres de ses œuvres (Turbulentus Flow, The Fury of Nature, Wenu Mapu – Miñche Mapu). De l'autre, une investigation de la dimension temporelle de la musique en temps réel et de l'intelligence artificielle, qui donne lieu à ses œuvres immersives les plus récentes[2]. Son catalogue révèle également un ancrage dans les cultures amérindiennes et andines — le mot Kulliñuwün appartient à la langue mapuche, Wenu Mapu (la Terre d'en haut) et Miñche Mapu (la Terre d'en bas) sont des notions de la cosmogonie mapuche — mis en dialogue avec des références littéraires ou musicales européennes (les poèmes d'Octavio Paz, la séquence B-A-C-H, la nouvelle de Borges)[5].
Œuvres
Musique orchestrale
- Concerto pour piano (2014) — création au Conservatoire de Strasbourg
- Turbulentus Flow (2015) — pour orchestre ; création avec le Mitteldeutsche Kammerphilharmonie, Impuls, Bauhaus-Dessau
- Ismene (2018) — deux versions ; pour récitant, orchestre et électronique en temps réel (soliste : Isabelle Adjani, Orchestre Geneva Camerata) ; version 2 présentée à la Radio Télévision Suisse avec l'Orchestre de la HEM de Genève, direction Pierre Bleuse
Arts de la scène
- Messe électronique (2012) — ballet pour danse, images en 3D et électronique ; chorégraphie Jean-François Duroure ; création au Conservatoire de Strasbourg
- ThREE (2023) — spectacle de danse immersive pour hologrammes, voix et électronique ; avec Cie glitch / Stefanie Inhelder
- Une Saison en Métavers (2024) — pour voix, avatar-vidéo IA, captation de mouvements et électronique en temps réel ; création Festival Électrocution, ensemble Sillages, Brest ; d'après E. M. Forster et Arthur Rimbaud[1]
Musique de chambre avec électronique en temps réel
- El canto de las moscas (2012) — trio avec électronique en temps réel
- The Fury of Nature 2 (2018) — quatuor à cordes et électronique en temps réel ; création avec l'ensemble Contrechamps, Genève
- Wenu Mapu – Miñche Mapu (La Terre d'en haut – La Terre d'en bas, 2019) — pour ensemble et électronique en temps réel ; création avec l'ensemble Voxter, Genève
- Kulliñuwün (2022) — pour quatuor et électronique en temps réel ; commande Ensemble Resilience ; création au Festival Gaudeamus, Utrecht[5]
- …de bord d'attaque… (2025) — pour saxophone, accordéon et électronique en temps réel
Musique de chambre sans électronique
- Gravitation II (2012–2014) — pour quatuor à cordes
- Spectral Diamond I – Quintette n° 3 (2018)
- Tepeyollotl (2019) — sextuor
- A-M-O-R (2021) — pour sextuor vocal et quintette instrumental ; création avec les ensembles Les Métaboles et Multilatérale, direction Léo Warynski[5]
Œuvres pour soliste avec électronique
- La nuit cyclique au jardin de Ts'ui Pên (2015) — pour saxophone et électronique ; d'après Jorge Luis Borges
- The Fury of Nature 1 (2017) — pour violon et électronique en temps réel ; interprété par Aya Kono
- Transmission II (2022) — pour guitares électrique et basse interconnectées et électronique en temps réel
Duos
- …but Rachel was beautiful… (2013) — pour voix soprano et saxophone soprano
- Fluxus Turbulentus [Gravitation IV] (2015) — pour flûte et piano
- Gravitation III (2016, rév. 2024) — pour flûte alto et clarinette ; interprété par l'ensemble 2e2m (Jean-Philippe Grometto, flûte ; Benoît Savin, clarinette)
- Variationen über das Thema B-A-C-H [Gravitation V] (2017) — pour saxophone soprano et alto
- Oda a la manzana (2017) — pour voix et piano préparé ; d'après Pablo Neruda
Musiques de scène, de cinéma et installations sonores
- Or-là (2020) — expérience photosensible et chorégraphique autour de la camera obscura ; association CINEMA ZERO ; soutien de Montévidéo (Marseille) et du 104 (Paris)[1]
- Contribution au CD Guitarra+ du guitariste Andrés González (label Ministère des cultures, arts et patrimoine du Chili) ; présenté aux festivals IDKF Stuttgart et Atemporánea Buenos Aires[1]