Jay Hair
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Jay D. Hair est une personnalité américaine de la conservation de la nature. Il est né en 1945 et décédé en 2002. Il a, entre autres, été président de l'Union internationale pour la conservation de la nature entre 1994 et 1996, et président de la South Carolina Wildlife Federation entre 1976 et 1977 puis de la National Wildlife Federation de 1981 à 1995[1].
| Jay D. Hair | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Président de l'Union internationale pour la conservation de la nature | |
| – (2 ans) |
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| Prédécesseur | Shridath Ramphal |
| Successeur | Yolanda Kakabadse |
| Président de la National Wildlife Federation | |
| – (14 ans) |
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| Successeur | Mark Van Putten |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Miami |
| Date de décès | |
| Lieu de décès | Seattle |
| Nationalité | |
| Diplômée de | Université Clemson et Université de l'Alberta |
| Profession | professeur de zoologie, biologie et gestion de la forêt |
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Il demeure dans les mémoires pour sa combativité dans la défense de la nature et pour son opposition féroce à plusieurs projets de dérégulation environnementale aux USA. Il a été très critiqué pour ses accointances avec les grandes entreprises et pour avoir facilité leur entrisme dans le monde de la conservation de la nature.
Éléments généraux de biographie et vie privée
Jay D. Hair est née en 1946 à Miami. Son père quitte la famille quand il a trois ans, sa mère, Ruth Johnson, déménage dans l'Indiana en l'emmenant avec elle. Il a un frère et une sœur.
En 1992, il se marie avec Leah Knapp, le couple s'installe en 1995 à Seattle[1].
Il meurt en 2002 d'un cancer de la moelle osseuse, après plusieurs années de maladie. Il laisse derrière lui, deux filles et deux beaux-fils.
Formation
Jay Hair a suivi une formation en zoologie à l'Université de Clemson. Il a passé son service militaire au Vietnam en qualité d'officier avec une mission de conseiller en santé publique. Il obtient ensuite un doctorat en zoologie de l'Université de l'Alberta au Canada[1].
Carrière et engagement associatifs
Il enseigne la zoologie et la gestion forestière aux universités de Clemson[1] et de l’État de Caroline du Nord de 1977 à 1981[2].
Adhérent de la « National Wildlife Federation » depuis 1974, il en deviens directeur général et président le 24 mars 1981[3]. Pendant sa présidence, il a transformé ce qui était un club relativement fermé en une puissante association comptant 6 millions de membres soit le plus grand nombre d'adhérents pour une association de conservation de la nature au États-Unis[1].
Pendant sa présidence, il met en place un « conseil des entreprises pour la conservation » qui compte parmi ses membre des sociétés connu pour leur impact sur la nature, comme ARCO, Ciba-Giegy, Dow Chemical, DuPont, Exxon, General Electric, General Motors, IBM, Mobil Oil, Monsanto, Penzoil, USX, Waste Management et Weyerhaeuser pour servir de plateforme d'échange avec lesdites entreprises[4]. Ce comité est rapidement dissout par son successeur[5]. Pour Jay Hair, l'un des premier succès de ce comité est la création du «Clean site Inc » dont le but d'aider les gouvernements à gérer les déchets dangereux[6].
Il marque les mémoires par plusieurs coups d'éclat, en particulier, il arrive avec 10 minutes de retard à une réunion avec le président des Etats-Unis Ronald Reagan, en signe de protestation contre sa politique, ou en 1989, il envoie par courrier des cailloux enduits dans du pétrole, quelque mois après l'échouement de l'Exxon Valdez responsable d'une marée noire pour faire prendre conscience de la réalité des incidences de l'accident[7].
Il participe ensuite à différents comités pour l'environnement sous les administrations Bush (père) et Clinton.
Les détracteurs de J.D. Hair le rendent responsables de nombreuses dérives que connaissent les grandes associations environnementales dans les années 1990 : élitisme, entre-soi, collusion avec les entreprises les plus polluantes, désintérêt pour l'action concrète au profit de la communication[8]. En particulier, il est personnellement accusé d'être complaisant envers les grands pollueurs en échange de leurs subsides[9]. Ils lui reprochent également son salaire très élevé, en effet en 1995, quand il quitte la National Wildlife federation, il est le cadre le mieux payé du monde dans le domaine de la conservation de la nature, gagnant alors 298000 dollars par an[7]. En réponse, la NWF affirme que moins de 1% de son budget est issu des donations d'entreprise, à l'époque de Jay Hair, et moins encore ensuite[10].
En 1996, Hair est élu président de l'Union internationale pour la conservation de la nature, poste qu'il occupe pendant deux ans, jusqu'en 1996. Pendant cette période l'organisation poursuit sa décentralisation et régionalisation, elle définie une nouvelle stratégie avec pour objectif réaffirmé d'« Influer sur les sociétés du monde entier, les encourager et les aider pour qu’elles conservent l’intégrité et la diversité de la nature et veillent à ce que toute utilisation des ressources naturelles soit équitable et écologiquement durable »[11]. Ainsi, en 1994, il participe à une mission de lutte contre la déforestation dans les monts Usambara de l'Est, en Tanzanie, parmi d'autres projets au titre de l'UICN.