Jean-Baptiste-Christophe Grainville

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Jean-Baptiste-Christophe Grainville, né le à Lisieux où il est mort le , est un poète français.

Grainville s’est fait recevoir avocat au parlement de Normandie, mais la fatigue que lui causait cette profession l’a déterminé à ne l’exercer que peu de temps. Retiré dans sa ville natale, il s’y est livré au plaisir de la chasse, qu’il aimait passionnément, et à des travaux littéraires.

Il s’est fait connaitre essentiellement dans les belles lettres. Il a fourni de nombreux articles au Journal de littérature et des théâtres[1], au Journal encyclopédique, au Magasin encyclopédique, au Mercure, au Journal littéraire de Clément, au Courrier des spectacles[2]. Traducteur de Métastase[3], de Tansillo, Chiari, Imperiale, Iriarte ou Ovide, il a laissé des notes manuscrites sur Dante, Pétrarque, L'Arioste. Il a également laissé en manuscrit la Chasse poème en prose, en quatre chants ; une traduction de l’Araucana, poème espagnol, d’Alonso de Ercilla ; L’Italie délivrée des Goths, trad. de l’italien l’Italia liberata dai Goti du Trissin ; Les Argonautes, poème trad. du latin de Valerius Flaccus ; Les Héraclides, opéra, etc[a].

François-Joseph Fétis affirme, en revanche, que sa traduction de la Musique, poème en cinq chants, avec des notes par Langlé, est fort mauvaise : « Grainville savait mal l’espagnol, et n’avait aucunes notions de musique : de là vient que son livre est rempli de contre-sens. » Et d’enfoncer le clou en ajoutant que « Les notes que Langlé y a ajoutées sont dénuées d’intérêt[5]. » Le musicologue espagnol Stefano Arteaga, rencontré à Paris[6], lui avait également confié le manuscrit de son ouvrage rédigé en italien Del ritmo sonoro et del ritmo muto, pour le traduire mais, cette traduction ayant été interrompue à la mort de son auteur, Grainville en a extrait une dissertation sur les différents rythmes employés par les poètes dramatiques grecs, qu’il a publiée dans le Magasin encyclopédique de Millin [b],[5].

Il était membre des académies de Caen, de Rouen, de Bordeaux, et des Arcades de Rome. Il est mort d’une maladie de poitrine[5].

Parfois confondu avec son cousin[7], l’auteur homonyme du Dernier Homme[8], auquel on a même parfois erronément attribué certaines de ses traductions[c], il avait commencé la publication, d’après Winckelmann, d’un Choix de Monuments inédits, mais il n’en a paru que deux livraisons ().

Publications

Notes et références

Pour approfondir

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