Jean-Baptiste Chaigneau
marin et diplomate français
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Jean-Baptiste Chaigneau (né le à Lorient et mort le à Lorient) est un marin, aventurier et diplomate français. Il fut notamment consul de France dans l'empire d'Annam.
| Ambassadeur |
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Diplomate, militaire, compositeur |
| Enfant |
Michel Ðú'c Chaigneau (d) |
| Arme | |
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| Grade militaire | |
| Conflit |
Guerre civile vietnamienne de 1789-1802 (en) |
| Distinctions |
Biographie
Jean-Baptiste Chaigneau est né le , dans « le manoire familial du Balzy à Plumergat »[1] et est baptisé le 27 également à Plumergat. Il est le fils d'Alexandre-Georges Chaigneau, capitaine de vaisseaux de la Compagnie des Indes, et de Bonne-Jaquette Perault, fille d'Étienne Perault maire de Lorient[2],[1].
Naviguant depuis l'âge de 12 ans, les hasards de la lutte contre les Anglais dans l'océan Indien l'amènent à Macao, puis à entrer à 25 ans avec d'autres Français (Godefroy de Forsanz, , Philippe Vannier et Jean-Marie Dayot) au service du prince Nguyên Anh (futur empereur Gia Long) sur la recommandation de Mgr Pigneau de Behaine, à participer à son retour comme roi de Cochinchine, puis empereur d'Annam. Quelques années plus tard, celui-ci le fit successivement général de l'armée du Nord, marquis de Thang-Duc, ministre la Marine et « grand mandarin »[a],[3] ayant — durant vingt-cinq années — en particulier fondé et développé une flotte de type occidental.
Il dispose d'une escorte personnelle de cinquante soldats en tant que grand mandarin.
Il se marie avec une Annamite catholique Ho Thi Hue, d'une famille de mandarins[4], dont il a plusieurs enfants, parmi lesquels Michel qui joue un rôle plus tard avec l'ambassade de Phan Thanh Giản en France, en 1863 ; et Jean qui devient plus tard secrétaire général de la ville de Rennes.
Jean-Baptiste Chaigneau repart en 1819 pour la France où il reçoit sa nomination de consul de France à la cour de Hué. De retour par le Larose avec son neveu Eugène[b] à la cour d'Annam en 1821, sa proposition de traité de coopération et de commerce avec la France de Louis XVIII est refusée par le nouvel empereur Minh Mạng, hostile à l'ouverture de son pays aux étrangers. Il est reçu froidement par la cour et finalement, en , l'empereur lui laisse le choix entre le suicide ou le retour en France[5].
Il repart dépité avec sa nouvelle épouse, Hélène (1800-1853), fille de son compagnon d'infortune, Laurent Estienne Barisy, officier de marine originaire de l'île de Groix, mort à Hué, et d'une mère vietnamienne inconnue. Ils arrivent par Singapour à bord du Courrier-de-la-Paix à Bordeaux, le , puis se rendent en Bretagne.
Jean-Baptiste Chaigneau meurt à son domicile, situé au no 9 du cours de la Réunion à Lorient, le [6]. Sa tombe est située à Lorient au cimetière de Carnel.