Jean-Baptiste Gallot
From Wikipedia, the free encyclopedia
Débuts
Jean-Baptiste Gallot entre à vingt ans à Télé-Europe, où il est reporter-cameraman pendant six ans. Il travaille ensuite comme chef opérateur de prises de vue pour différentes sociétés de productions dont Mamba Productions et l’émission Animalia d’Allain Bougrain-Dubourg.
En 1994, il participe à la création de la société On Line Productions et du magazine Métropolis de Pierre-André Boutang, pour lequel il réalise son premier film La Bièvre : à la recherche de la rivière perdue (Prix d’Histoire et d’Archéologie de la ville de Paris en 1997).
Réalisateur chez Tony Comiti Productions
En 1997, il rejoint Tony Comiti qui a créé son agence de presse, pour laquelle il réalisera une vingtaine de documentaires pour les magazines d’information ou de société de TF1, France Télévisions ou M6, principalement sur les institutions françaises (Justice, Santé, Sécurité, Défense), et notamment Douaniers contre Trafiquants pour M6 (nommé au 7 d’or comme meilleur documentaire en 1999), Du poison dans votre assiette, (Prix du jury au Festival international du scoop et du journalisme à Angers en 2000) sur la crise de la vache folle[1],[2]. Il y recueille pour la première fois en France le témoignage d’une famille dont le fils est atteint de la forme humaine de la maladie de la vache folle[3],[4]. Cette soirée spéciale, intitulée Vache folle, la grande peur, diffusée le et présentée par Bernard de la Villardière sur M6, au fort retentissement médiatique, provoqua l’intervention à la télévision du président Jacques Chirac, demandant au gouvernement socialiste l’interdiction des farines animales[5],[6]. En 1999, Il est l’un des premiers à filmer en immersion le travail des juges d’instruction pour Zone interdite sur M6, intitulé Le juge mène l’enquête. En 2001, il est le premier également à filmer au TGI de Paris, le déroulement d’un procès d’assises, les comparutions immédiates, et le travail du Juge des libertés et de la détention dans Enquête au cœur du Palais de Justice de Paris pour Le Droit de savoir, sur TF1, pour qui Il réalise le une des meilleures audiences avec 4,8 millions de téléspectateurs en seconde partie de soirée et une part d’audience de 49,7% avec le documentaire Les Français au volant : comportement tout risque [7]. Le , le documentaire Des femmes chez les pompiers de Paris qui suit les premières femmes à la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris réalise une des meilleures audiences du magazine Des racines et des ailes, avec 5,8 millions téléspectateurs et 25,2% de part d’audience[8]. En 2003, Il filme le 2e REP lors de violents accrochages à Duékoué en Côte d’Ivoire pendant l’opération Licorne pour Le Droit de savoir : Légion étrangère, des hommes sans passé[9].
Création d’Actual Prod
En 2004, Jean-Baptiste Gallot crée la société de productions Actual Prod, avec Bernard Laine (Ancien directeur des magazines de TF1, puis de la rédaction de Tony Comiti Productions), pour laquelle il va réaliser une dizaine de documentaires, dont Le poids de la souffrance en 2006 et 2007, sur la prise en charge de l’obésité en France. Au sein d'Actual Prod, il dirigera également la production d’une trentaine de documentaires, pour France Télévisions, M6, TF1 et Canal Plus[10] (pour l'émission Spécial Investigation).
Création des films de l’Odyssée
En 2007, Jean-Baptiste Gallot crée Les films de l’Odyssée, une agence de presse spécialisée dans le documentaire de société de long format. En 2008, il réalise Des femmes en blanc, un documentaire qui montre le parcours difficile des jeunes femmes internes en chirurgie. Le film est élu documentaire préféré de France 3 par le public de France Télévisions (Étude Qualimat 2008)[11]. En 2009, il réalise, toujours pour France 3, Femmes pilotes de Chasse : du rêve à la réalité avec Stéphane Rodriguez, un documentaire qui suit notamment Virginie Guyot, la première femme à intégrer la Patrouille de France, et Claire Mérouze, la future première femme à piloter le Rafale [12]. S’ensuit une vingtaine de réalisations pour M6 ou France Télévisions et la production d’une cinquantaine de documentaires, dont une enquête sur les dérives de l’Aide sociale à l’enfance diffusée dans Le Monde en face sur France 5 : Enfants en souffrance, la honte ! réalisée par Alexandra Riguet et Pauline Legrand[13] (Mention au Prix Média Enfance Majuscule 2015[14]). En 2009, il produit Moins chère, naturelle et facile à vivre : je construis une maison qui va changer ma vie réalisé par Christophe Fonseca (meilleure audience du magazine Zone interdite sur M6 depuis 2007 jusqu'à aujourd'hui, avec 5,17 millions de téléspectateurs et 20,9% de part de marché)[15]. Le poids de l’héritage, un documentaire d’Alexandra Riguet, réalise également la meilleure audience du magazine Le Monde en face sur France 5 en 2018 avec 1,36 million de téléspectateurs et 5,4% de part de marché[16].
Création d’Iliade Productions
Parallèlement, en 2010, Jean-Baptiste Gallot crée avec Frédéric Wilner, Iliade Productions, société de production partenaire des films de l’Odyssée destinée à la production de documentaires à vocations historique, archéologique ou patrimoniale principalement pour Arte, comme Paris-Berlin : un destin croisé (2015), ou Amsterdam, Londres, New-York : l’épopée de la modernité (2017), séries de 4 x 52 minutes sur le développement et la compétition entre grandes capitales du XVIIe siècle à nos jours, ou encore, Toutankhamon, le trésor redécouvert (2019), Léonard de Vinci, le chef-d'œuvre redécouvert (2020), Il était une fois le Musée du Louvre (2021), Qui a tué l'empire Romain ? (2022), Egypte, Enquête sur la nécropole des taureaux sacrés (2023), Caravage : un chef-d'œuvre sort de l'ombre (2023), des documentaires de 90 minutes de Frédéric Wilner, diffusés sur Arte et distribués dans de nombreux pays[17],[18].
Par ailleurs, il est membre du bureau et administrateur du SATEV, le syndicat des agences de presse audiovisuelles, au travers de l'agence de presse Les films de l'Odyssée.
Famille
Jean-Baptiste Gallot est le fils de Christian Gallot, ancien dirigeant de la SODETE-UFCA (Société pour le Développement de la Télévision - Union pour le Financement du Cinéma et de l’Audiovisuel), et auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire de la région Parisienne[19].
Il est le petit-fils de Pierre Lothon, ingénieur à la SNCF et à la division des études de la traction électrique (DETE), détenteur du double record du monde de vitesse sur rail en 1955 avec 331 km/h, sur les locomotives BB 9004 et CC 7107, en tant qu’adjoint de Fernand Nouvion, des ingénieurs visionnaires qui, dès les lendemains de la guerre, avaient pris conscience que l'avenir des transports ferroviaires passait par l'accroissement de la vitesse des trains[20].
Jean-Baptiste Gallot est marié à Eve Gallot, créatrice de la marque Linen & Milk, et père de 3 enfants.
Prix et distinctions
- Prix d’Histoire et d’Archéologie de la ville de Paris en 1997 pour La Bièvre : à la recherche de la rivière perdue
- Nomination aux 7 d’or en 1997 pour Douaniers contre trafiquants
- Prix du Public au Festival international du scoop et du journalisme à Angers en 2000 pour Du poison dans votre assiette
- Documentaire préféré de France 3 en 2008 pour Des femmes en blancs (Étude Qualimat de France Télévisions)