Jean-Baptiste Joseph de Bailly de Fresnay

personnalité politique française From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean-Baptiste Joseph de Bailly de Fresnay, Marquis de Bailly[1]. est un homme politique français né le au château de Fresnay à Bourgneuf-la-Forêt (Mayenne) et décédé le à Laval (Mayenne).

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LavalVoir et modifier les données sur Wikidata
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Faits en bref Député français, Naissance ...
Jean-Baptiste Joseph de Bailly de Fresnay
Fonction
Député français
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Biographie

Origine

La famille de Bailly est une famille d'ancienne noblesse, dont on suit la filiation depuis Guillaume Bailly, chevalier du Duc d'Alençon, qui épousa vers 1550 Madeleine de Harelle[2]. Les Bailly sont venus en Mayenne à la fin du XVIIIe siècle par le mariage de Charles-Paul de Bailly, chevalier, Mlle Suzanne Le Prêtre,dame de Fresnay, au Bourgneuf-la-Forêt, et de la Chapelle-Rainsouin.

Louis-Alexandre de Bailly, né de ce mariage au château de Fresnay en 1696, s'est marié en l'église de la Trinité de Laval, en 1723, avec Marie-Marguerite-Élisabeth-Renée de la Roussardière. Il devint de ce chef, seigneur de Vautorte. Leur fils est Jean-Baptiste Joseph de Bailly de Fresnay[3].

Carrière militaire

Il servit comme capitaine au régiment du Roi-infanterie.

Carrière Politique

Membre du bureau du district d'Ernée, le , il fut élu par la noblesse député aux États généraux de 1789 pour la Sénéchaussée du Maine, le . Il logeait à Paris avec François-Gaspard de Jouffroy de Gonsans, évêque du Mans[3].

Il siégea obscurément parmi les partisans de l'ancien ordre de choses. Le Moniteur ne mentionne pas son nom[4]. Il siégea dans la minorité conservatrice. Selon, l'Abbé Angot, Prêt au sacrifice des privilèges et disposé aux réformes des abus, il répudia toujours les tendances révolutionnaires de l'assemblée. Il signa, le , une déclaration d'attachement à l'Église catholique[3].

Révolution française

Rentré chez lui après la dissolution de l'assemblée, il put, selon l'Abbé Angot malgré ses opinions royalistes, avec ses paysans et ses serviteurs repousser les brigandages, grâce aussi à des libéralités habilement placées, non éviter quelques pillages des patrouilles républicaines, mais sauver au moins ce qu'il avait de plus cher, en continant d'exercer dans le pays son influence.

Le , son château est pillé par les gardes nationaux de La Baconnière, Andouillé, La Brûlatte.

Au mois de mai 1793, les domestiques sont décrétés de prise de corps pour avoir donné asile aux frères Cottereau. Enfin, le représentant du peuple en mission dans la Sarthe ayant écrit au directoire de la Mayenne de lever le séquestre mis sur le château, on lui répond qu'il a été le berceau de la Chouannerie, que les propriétaires l'ont toujours favorisée, et que ce sont les républicains et non les chouans qui ont pillé la maison.

Premier Empire

La Statistique de 1809 lui attribue un revenu présumé de 35 000 francs, considérable, et à son fils cadet, époux de Demoiselle Gaultier de la Villandrays, 25 000 francs[2]. Vers 1810, Nicolas François Harmand d'Abancourt, préfet de la Mayenne le présente comme un vieillard doux et paisible, extrêmement religieux[2].

Mariage et descendance

Il épouse le Edmée Charlotte Anne de L'Escalopier (1744-1808), fille de Gaspard César Charles de L'Escalopier, intendant de la généralité de Montauban, puis de la généralité de Tours, et de Anne Le Clerc de Lesseville. Tous deux eurent :

Notes et références

Sources

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