Jean-Baptiste Le Prince

peintre français From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean-Baptiste Nicolas Le Prince, né le à Metz (Trois-Évêchés) et mort le (à 47 ans) à Saint-Denis-du-Port (Seine-et-Marne), est un peintre et graveur français.

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 47 ans)
Saint-Denis-du-Port (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Nom de naissance
Jean-Baptiste Nicolas Le Prince
Faits en bref Naissance, Décès ...
Jean-Baptiste Le Prince
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 47 ans)
Saint-Denis-du-Port (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Nom de naissance
Jean-Baptiste Nicolas Le Prince
Activités
Maître
Père
Jean-Baptiste Nicolas Leprince (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Fermer

Biographie

Il est le dernier né des enfants de Jean-Baptiste Nicolas Leprince, maître sculpteur (1734), et de sa troisième épouse, Anne Gautier. Il est le demi-frère de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont (1711-1776), auteur du conte La Belle et la Bête[1].

Après avoir étudié la peinture à Metz, Le Prince se rend à Paris grâce à l'appui du duc de Belle-Isle[1]. Il y suit les meilleurs cours académiques, devenant notamment l’élève de François Boucher. Ses premiers tableaux sont peints dans un style rococo proche de celui de son maître. Jean-Baptiste Le Prince se forme également à la gravure[1].

Il se marie à 18 ans avec une femme deux fois plus âgée que lui. Deux ans plus tard, en 1754, il l'abandonne et part pour l'Italie. Puis il se rend en Hollande où il se familiarise avec la manière de Rembrandt. En 1758, il se décide de se rendre en Russie. Son frère, Marie-François Le Prince, est commissionnaire à la Cour de Russie, qui obtient une importante commande de fourniture de mobilier pour le Palais d'Hiver, en 1761. Une de ses sœurs s'était mariée avec Jean-Baptiste Jude Charpentier (1740-1800), « maître de langues de l'Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg ». Dans sa traversée entre Amsterdam et Saint-Pétersbourg, son bateau est arraisonnée par des pirates anglais. Il n'est libéré qu'après avoir joué des airs au violon. Grâce à la lettre de recommandation du maréchal de Belle-Isle, il est reçu par le marquis de l'Hôpital, ambassadeur de France à Saint-Pétersbourg, qui lui a fait obtenir plusieurs commandes. Élisabeth Ire, impératrice de Russie, lui a confié la réalisation de la décoration de quelques plafonds du Palais d'Hiver en cours d'achèvement sous la direction de l'architecte Bartolomeo Rastrelli. Il s'intéresse au pays, il rencontre son frère à Moscou, il visite la Livonie, la Finlande et la Sibérie occidentale, probablement avec Jean Chappe d'Auteroche que l'Académie des sciences avait envoyé en Russie en 1760 pour observer un transit de Vénus à Tobolsk. Sa santé est affaiblie après son voyage en Sibérie. L'impératrice Élisabeth Ire meurt en . Il est présenté à l'empereur Pierre III. Il quitte Saint-Pétersbourg en . Il est de retour à Paris en 1763[2].

En 1765, il présente quatorze tableaux au Salon. Il est agréé à l'Académie royale de peinture et de sculpture le . Il est reçu le en présentant le tableau Le Baptême russe, aujourd'hui au musée du Louvre[3]. Il a notamment pour élève l'aquarelliste paysager Tavernier de Jonquières.

Sa célébrité émane surtout de son invention d’un nouveau type de scène de genre et de son perfectionnement de la technique de l’aquatinte, qui « reproduit à tromper les lavis de sépia et de bistre »[4] et dont Denis Diderot, témoin critique d’une série d’aquatintes de Le Prince exposées au Salon de 1769 disait qu’elles « sont à faire illusion, on ne les prendrait jamais pour un effet de la gravure et d’un procédé particulier »[5].

Jean-Baptiste Le Prince meurt le à Saint-Denis-du-Port (aujourd'hui Lagny-sur-Marne en Seine-et-Marne)[6].

Œuvre

Galerie

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI