La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791. En , Jean-Baptiste Martin-Saint-Prix est élu député suppléant du département de la Somme, le quatrième et dernier, à l'Assemblée nationale législative, où il n'est pas appelé à siéger[1].
En , Jean-Baptiste Martin-Saint-Prix est élu député du département de la Somme, le dixième sur treize, à la Convention nationale[2].
Il siège sur les bancs de la Plaine mais affiche des proximités avec les députés de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote la détention durant la guerre et le bannissement à la paix, et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution[3]. En , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat: «J'ai été convaincu des crimes de Louis le dernier; je le suis aussi de ceux de Marat»[4]. En mai, il est absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze[5]. Après les journées du 31 mai et du 2 juin, au terme desquelles vingt-deux députés girondins sont décrétés d'arrestation, Martin-Saint-Prix, ainsi que neuf de ses collègues députés samariens, signe une protestation contre le coup de force à la Convention[6].
↑Laurent Brassart, «Les voies enchevêtrées de la mobilisation politique: l'échec de la révolte anti-montagnarde dans un département modéré (juin 1793)», Revue d’histoire moderne & contemporaine, vol.571, no1, , p.25–46 (ISSN0048-8003, DOI10.3917/rhmc.571.0025, lire en ligne, consulté le )